Veille sur l’impact du #Covid19 sur votre vie, principalement sur les trafics et criminalités.
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Acquérir des gestes barrières pour se protéger de la (cyber)criminalité, c’est se protéger et protéger son entourage. Mais comme pour le #Covid19 mieux vaut savoir de quoi on parle.
En préambule, retenez ceci : le « crime » s’organise sur le fonds spéculatif de votre crédulité et de votre ignorance.

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Conseil du #confinementJour23 :
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Revue de presse actualisée tous les jours vers 19 h
Au-delà de rendre compte des articles et enquêtes des journalistes et/ou experts, il s’agit d’alerter les citoyens francophones, surtout les personnes fragiles et ciblées (âgées, handicapées… ), associations ou entreprises sur les (nouvelles) techniques développées par les escrocs, filous et autres acteurs de la délinquance et de la criminalité organisée en ce temps de confinement. Quand c’est nécessaire, j’ajoute Ma précision ou Conseil pour de plus amples informations.

Des bonus sont proposés au bas de la page : podcast, lectures, films, sites…

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REVUE DE PRESSE du jeudi 2 juillet
2 juillet Eurojust – communication cryptée Crime Organisé Europe EncroChat
Inédit. Des enquêteurs français et néerlandais ont démantelé un réseau de communications téléphoniques cryptées, utilisé par le crime organisé ou le grand banditisme, baptisé : EncroChat.
C’est la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Lille qui est à l’origine de l’enquête, fin 2018 : le serveur du réseau était basé dans la métropole lilloise. Les cybergendarmes du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N, à Cergy-Pontoise), ont réussi à infiltrer le réseau et ainsi à intercepter 20 millions de messages.
« C’est comme si nous étions à la table de discussions des criminels, en direct », explique la cheffe de la police néerlandaise. « Les utilisateurs avaient confiance en cette communication cryptée », renchérit la procureure de la République de Lille, Carole Etienne, « ce qui a permis d’analyser un nombre colossal de données, concernant des activités criminelles de grande envergure ».
Selon les autorités, la quasi-totalité des clients d’EncroChat (« de 90% à 100% ») sont liés au crime organisé. Quelque 50 000 de ces téléphones étaient en circulation en 2020. Dès 2017, l’utilisation de ces téléphones cryptés par des criminels a été détectée en France lors d’opérations conduites contre le crime organisé par l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale, qui a travaillé depuis sur le fonctionnement de ces communications chiffrées.
Ces appareils sont commercialisés par EncroChat et censés garantir une sécurité parfaite. Ils sont dotés de deux systèmes d’exploitation, un Android normal pour ne pas éveiller de soupçons, et EncroChat OS. C’est sur ce dernier que tournent les applications sécurisées : messagerie EncroChat fondée sur le protocole OTR, EncroTalk qui utilise le protocole ZRTP et EncroNotes pour la création de notes chiffrées.
Pour les seuls Pays-Bas, l’enquête a permis l’arrestation de « plus de 100 suspects », la saisie de « plus de 8 000 kg de cocaïne et d’1,2 tonne de méthamphétamine en cristaux », le démantèlement de « 19 laboratoires de drogues synthétiques », la saisie de « dizaines d’armes à feu automatiques », de « montres de luxe », de « 25 voitures, certaines comprenant des compartiments secrets » ainsi que de « près de 25 millions d’euros en liquide ».
Pour l’heure, la France n’a pas communiqué sur les résultats de l’enquête. Voir les derniers dossiers en Corse.

REVUE DE PRESSE du mercredi 1er juillet
1er juillet Courrier International – Trafic de stupéfiants Terrorisme
Italie : saisie record de Captagon, l’amphétamine produite par Daech. 14 tonnes d’amphétamines ont été trouvées dans le port de Salerne, près de Naples. Selon la police transalpine, il s’agirait de Captagon, une drogue produite en Syrie par Daech.
Précisions :
+ Révélée par un journal italien, la nouvelle a fait le tour du monde. 14 tonnes, c’est 84 millions de comprimés pour une valeur, à la revente au détail, de 1 milliard d’euros.
+ 84 millions, c’est moins que les 100 millions de comprimés saisis par l’Arabie saoudite en 2014, mais c’est colossal : cela correspond au deux-tiers de la consommation annuelle d’amphétamines en UE.
+ Captagon ? Le médicament psychotrope, à base de fénéthyline, a été interdit en 1986. Les spécialistes considèrent qu’il n’existe plus de stocks depuis 2010. Ce n’est donc pas du Captagon qui a été saisi, mais de l’amphétamine ou speed fabriqué grâce à des principes actifs comme le benzylmethylcétone ou l’éphédrine. Légaux, ces derniers produits sont donc « noircis » pour alimenter des labos clandestins : ils proviendraient de la Jordanie, de la Syrie, détournés des stocks d’entreprises ayant pignon sur rue, complices ou pas.
+ On touche ici la géopolitique d’une région qui est devenue un enjeu majeur dans la lutte entre sunnites et chiites, la Turquie y jouant un rôle accru. Les profits issus du trafic de drogues ont toujours été un levier financier important pour acheter des armes, recruter des mercenaires ou, c’est plus récent, financer les hackers d’une autre guerre bien plus invisible.
+ Une rumeur, véhiculée dès le début des années 2010 par les médias, associe Daesh et Capatagon, la drogue étant produite et consommée par les combattants. Aucun rapport n’a prouvé que Daesh avait la structure technique et commerciale pour produire du speed. Voir notamment l’étude de l’OEDT de 2017. Alors quel groupe (trafiquants, milices, services secrets… ) a la capacité de produire massivement et dans le secret des millions de comprimés ?
+ Le marché principal de l’amphétamine se situe dans la péninsule arabique. Les « Captagon » étaient-ils destinés à ce marché très lucratif ? La Camorra est-elle un opérateur industriel ou opportun du trade entre producteurs et grossistes ? Le confinement, au regard des restrictions des échanges entre les pays, a-t-il favorisé un possible transit par l’Italie ? Les services secrets et/ou les proches du président syrien sont-ils impliqués dans la production du speed ? Ou doit-on tourner le regard vers le Liban, la Jordanie, voire Israël ? Comme souvent, il faut être prudent. Rien n’est plus opaque que le trafic de drogues et bien malin, hormis les affranchis, qui pourra comprendre les enjeux autour d’une telle saisie. Il faut en effet se méfier du « spectacle » que l’on donne à voir aux profanes car, dans les coulisses, les scénaristes usent de coups tordus qui dépassent la fiction.

REVUE DE PRESSE du mardi 16 juin
16 juin Actu Toulouse – Trafic de stupéfiants – drive
Le dealer avait monté un drive (en douce) au domicile de sa mère.
Détail insolite de ce petit trafic en famille : durant la crise du coronavirus, le dealer avait contourné le confinement en installant un drive aux abords du domicile de sa mère. Il continuait de ravitailler ses clients, sans que cette dernière ne soit au courant.

16 juin Letemps.ch – Dijon Trafic de stupéfiants troubles ordre public géopolitique
«On sentait que quelque chose allait se passer avec le déconfinement», expliquait un habitant du quartier des Grésilles. «Les allées et venues de voitures, sur les points de vente de stupéfiants, étaient bien plus importantes que d’habitude.» Un élément pourrait avoir attisé la guerre larvée entre gangs: la saisie, en mai, de 83 kilos de cannabis par les douaniers près de Dijon, sur une aire de repos de l’A31, à Ladoix-Serrigny, en Côte-d’Or. Cette opération a été suivie quelques jours plus tard par une seconde prise, toujours sur ce même axe routier, de 438 kilos. Valeur estimée de la cargaison: 4,5 millions d’euros.
A retenir :
+ Des Tchétchènes cagoulés ont quadrillé des rues de Dijon, armés de couteaux et de bâtons. Ce serait une riposte «légitime» de leur communauté à l’agression d’un adolescent caucasien de 16 ans, le 10 juin, par des agresseurs présumés, présentés comme des dealers dijonnais.
+ Dijon est idéalement placée sur la route des trafics de stupéfiants. Entre la drogue qui arrive de Turquie par l’est et celle qui remonte du sud de la France, c’est un nœud. Alors croire au simple règlement de comptes entre Tchétchènes et Maghrébins, pas si sûr.
+ La communauté tchétchène, estimée par l’Office français de l’asile (Ofpra) à environ 15 000 personnes (entre 30 000 et 50 000 selon d’autres sources), est avant tout localisée en Alsace, en Lorraine, en Franche-Comté et sur la Côte d’Azur. Elle est traditionnellement surveillée de près par la police, en raison de ramifications avec le grand banditisme du Caucase – notamment avec le gang géorgien Vory V Zakone, «les voleurs dans la loi», dont l’un des parrains présumés a été condamné en décembre 2019 à la réclusion criminelle à perpétuité à Aix-en-Provence pour avoir commandité le meurtre d’un rival – et des infiltrations djihadistes: deux Tchétchènes avaient été interpellés en décembre à Strasbourg, un an après l’attentat meurtrier du 11 décembre 2018, pour «apologie du terrorisme».

AGENDA : 16 juin de 18 à 2O heures – visioconférence Zoom organisée par l’INHESJ – Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice.
Le trafic de stupéfiants durant et après la crise du Covid-19 avec :
– Stéphanie Cherbonnier, contrôleuse générale de la Police nationale, cheffe de l’Office anti-stupéfiants OFAST
– et Thierry Colombié, économiste, spécialiste du crime organisé.
Plus d’infos : conférence

REVUE DE PRESSE du 3 juin

REVUE DE PRESSE du mardi 2 juin – Balado ou podcast CRIM’HALT : CRIM sous CRIC’ – Covid19, le crime organisé est-il grippé ?
Une émission animée par Carole Rouaud et Fabrice Rizzoli.
Invité : Thierry Colombié #CrimCovid19

REVUE DE PRESSE du lundi 1 juin – GlobalInitiative – CovidCrimeWatch
#CovidCrimeWatch explores the impact of the COVID-19 pandemic on illicit economies across the globe. Every week GI will publish a selection of stories from across the world that examine the relationship between the global health crisis and organized crime. From a slowing down of the drugs trade, to an increase in counterfeit goods, the spread of the virus will have dramatic consequences for the world of organized crime.

REVUE DE PRESSE du dimanche 31 maiRFI – crime organisé
Nouvelles routes de la drogue, présence accrue dans le secteur médical, cybercriminalité, contrôle de territoire…
Depuis plusieurs mois, les mafias et autres réseaux du crime organisé tirent profit de la crise sanitaire due au coronavirus.

REVUE DE PRESSE du samedi 30 maiL’Express – Mafia, crime organisé, Covid19.
Italie, Japon, Mexique… Quand coronavirus et crime font bon ménage. Article écrit par Bertrand Monnet, professeur à l’EDHEC et titulaire de la chaire Management des risques criminels.

REVUE DE PRESSE du mardi 26 maiLe Courrier des Balkans – Route des Balkans CrimOrg Maffias
Si la fermeture des frontières a compliqué leur quotidien durant près de trois mois, les mafias balkaniques ont encore réussi à se débrouiller pour faire tourner les divers trafics, tout en profitant du contexte sanitaire pour développer de nouvelles arnaques. Ici, le crime n’a pas vraiment connu la crise.

REVUE DE PRESSE du 22 maifranceinfo.tv – trafic de stupéfiants déconfinement
Avec le déconfinement, le trafic de drogue redémarre.
La fermeture des frontières et le confinement des populations a fait chuter le trafic de drogue. Mais avec le déconfinement, les affaires semblent reprendre.

Dans un quartier du 18e arrondissements de Paris, les trafiquants sont de retour. « C’est encore pire car il y a de nouvelles têtes qui sont arrivées dans le quartier, ils prennent possession des lieux, ils s’installent sur le rebord des fenêtres d’un immeuble où il y a des bureaux et ils font leur trafic devant tout le monde », témoigne sous couvert d’anonymat, une riveraine.

REVUE DE PRESSE du mercredi 20 maifranceinfo.fr – trafic de stupéfiants France
Les cultivateurs de cannabis profitent de la crise sanitaire.
Le développement de la « cannabiculture » est un phénomène pris très au sérieux par les services spécialisés dans la lutte contre le trafic de stupéfiants.
A retenir :
– Le 16 mai, une « véritable ferme à cannabis » a été démantelée en Île-de-France : 1 700 pieds et 23 kilos de feuilles de cannabis saisis dans des pavillons aménagés pour la production.
– les « cannabiculteurs » offrent des circuits courts et ont réussi à donner une sorte de « label bio » à l’herbe de cannabis.
– Il s’agit d’un trafic, souvent très organisé, notamment dans le nord de la France. Selon le commissaire Romuald Muller qui dirige la police judiciaire de Lille : « La culture de cannabis qu’on imagine souvent, c’est l’individu qui cultive quelques pieds dans sa salle de bain, et qui prête à sourire. Quand c’est fait à un niveau industriel tel qu’on peut le connaître aujourd’hui, il faut une véritable ingénierie, il faut de la surface. Il faut gérer la température, gérer le taux d’hydrométrie, gérer la ventilation ».
– La « cannabiculture industrielle » est importante dans la région des Hauts-de-France en raison de la proximité avec la Belgique et les Pays-bas, où la culture de cannabis « indoor » est très répandue. Les trafiquants néérlandais exportent leur savoir-faire.
– La « cannabiculture » se développe aussi à plus petite échelle. Elle est facilitée par la multiplication de « growshops » dans l’hexagone, magasins spécialisés dans la vente de matériel pour la culture de plantes en intérieur.
– En France, 147.400 pieds de cannabis ont été arrachés par les gendarmes en 2019. Les saisies de plants de cannabis ont été multipliées par 7 en moins de 10 ans. On estime aujourd’hui qu’il y aurait entre 80.000 et 200 000 « cannabiculteurs » en métropole. Un joint sur neuf proviendrait d’une culture dite « domestique ».

REVUE DE PRESSE du lundi 18 mai
18 maiLe Monde Informatique – Cybercriminalité Espionnage Cryptomonnaie
Un braquage à la sauce moderne ou opération d’espionnage habile. Un gang de cybercriminels a piraté plusieurs supercalculateurs en Europe pour les amener à miner de la cryptomonnaie. Au moins une douzaine de supercalculateurs sont concernés en Allemagne, au Royaume-Uni, en Suisse et en Espagne. Le premier système visé serait Archer, un supercalculateur de l’Université d’Édimbourg, qui effectuait des analyses sur les recherches contre le coronavirus. La totalité des systèmes infectés ont été mis hors ligne.

18 maiMSF – Populations vulnérables
Five things we can do to protect people on the move during #COVID19.

18 maiOFDT – usage et trafic de drogues France
Bulletin n° 2 du dispositif Tendances récentes et nouvelles drogues (TREND) qui documente les conséquences de la Covid19.

REVUE DE PRESSE du vendredi 15 mai
15 maiLes Echos – Trafic de Stupéfiants France Ofast
Le trafic de drogue en forte baisse durant le confinement.
Selon le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, les différents trafics de stupéfiants ont chuté de 30 % à 40 % durant la période de confinement. Avec, à la clé, une situation de pénurie mais aussi le risque de voir des guerres de territoires se réveiller.
A retenir :
+ Estimation réalisée sur la base de 4 facteurs : la baisse des faits constatés ; le volume de produits saisis ; le du nombre de personnes interpellées ; le renseignement humain sur la disponibilité des produits.
+ le confinement a d’abord provoqué une importante désorganisation, voire une sidération chez les trafiquants qui ont rapidement cherché de nouvelles voies d’acheminement. Une rupture de l’approvisionnement a été constatée avec, à la clef, une désorganisation des points de deal mais les « délinquants ont fait preuve de beaucoup d’ingéniosité », avec la mise en place de nouvelles méthodes de revente.
+ Cette période de rupture a permis à l’Ofast d’estimer à 10 jours les stocks avant pénurie de produits. Celle-ci s’est traduite par une augmentation massive des prix, au détail comme en gros, de l’ordre de 30 à 60 % par exemple pour le cannabis.
+ Ancrage de nouvelles pratiques durant le confinement. En ligne de mire, le développement de la cannabiculture et l’ubérisation des trafics renforcée par les réseaux sociaux, à savoir les commandes et livraisons à domicile de drogues.
+ Possible renforcement des rivalités entre trafiquants, ce qui a pu « réveiller ou exacerber », selon le ministre, certaines guerres de territoires.

15 mai UCL JILL DANDO INSTITUTE OF SECURITY AND CRIME SCIENCE – London – #CrimCovid19
COVID-19 Special Papers.
A series of papers focused on the implications of the COVID-19 pandemic for police agencies and other organisations with an interest in the topic.

REVUE DE PRESSE du jeudi 14 mai
14 maiSwissInfo – Drogues Cartels Impact de la pandémie
Freiné par les coupures des routes du commerce international pour cause de pandémie, le trafic de drogue pourrait rebondir dès que les frontières se rouvriront, selon un rapport de l’ONU. Il est donc d’autant plus urgent de se concentrer sur les responsables du crime organisé, plaide, de son côté, la Commission globale de politique en matière de drogue.

REVUE DE PRESSE du mardi 12 mai
12 maiL’Opinion – Trafic de (faux) médicaments – Chloroquine
« Falsifiées, la chloroquine (Nivaquine) et l’hydroxychloroquine (Plaquenil) enrichissent le crime organisé qui prospère en Afrique », dénoncent Jean-Yves Ollivier, président de la Fondation Brazzaville et de son conseil, l’ancien juge français Jean-Louis Bruguière.​Le Covid-19 frappe l’Afrique.
A retenir :
+ La propagation de la pandémie est aggravée par le sous-équipement sanitaire et un recours croissant aux faux médicaments, aux faux tests et demain aux faux vaccins.
+ La criminalité organisée contrôle ce commerce, valorise ses profits et finance le terrorisme.
+ La Fondation Brazzaville appelle de nouveaux états africains à s’engager dans l’Initiative de Lomé pour agir contre ce commerce illégal.
+ L’OMS considère que dans certaines régions africaines, 60 % des médicaments vendus seraient falsifiés. Ils tuent chaque année des centaines de milliers de personnes.
+ Mêmes circuits, mêmes pratiques : à l’appel de l’Etat islamique, les organisations terroristes tirent profit de la crise sanitaire pour multiplier des actions sur l’ensemble du continent africain où les trafiquants sont d’autant plus actifs qu’ils peuvent se lier à leurs réseaux (cf trafic de drogues, et la nouvelle route Afrique de l’Ouest – Libye ou Egypte, Port Saïd – Chypre, Albanie, Italie).
+ Six chefs d’Etat (Congo-Brazzaville, Ghana, Niger, Ouganda, Sénégal, Togo) et leurs représentants se sont engagés, en présence du directeur général de l’OMS, à lutter effectivement contre le trafic de faux médicaments, en lançant l’Initiative de Lomé.

12 maiLe Courrier de Russie – Escroquerie – Guerre numérique
Si l’introduction des mesures de confinement a entraîné une chute du nombre des délits en Russie, elle a également donné lieu à de nouvelles formes d’escroquerie.
La police russe a recensé des cas d’arnaques aux faux tests de dépistage et aux faux traitements anti-coronavirus, ainsi qu’une hausse du piratage informatique.

12 maiRtbf – Mafia italienne
La police italienne a arrêté 91 personnes lors d’une opération nationale contre la mafia sicilienne. Les autorités ont également saisi des actifs d’une valeur d’environ 15 millions d’euros, a précisé la Guardia di Finanza, chargée des délits financiers.

REVUE DE PRESSE du lundi 11 mai
11 maiCNews – SnapShit – Cannabis
Quatre personnes ont été arrêtées en milieu de semaine dernière près de Sélestat (Bas-Rhin), soupçonnées d’avoir organisé ou participé à un trafic de stupéfiants sur les deux départements d’Alsace et jusqu’en périphérie de la Moselle.
Le livreur pouvait parcourir 250 km en une journée, pour honorer toutes les livraisons illégales. Cannabis, cocaïne, ecstasy, amphétamines, l’organisateur du réseau proposait ses drogues sur Snapchat, avec service de livraison.

11 maiSciences et Avenir – Cybercriminalité
Les cybercriminels profitent de ce que la maladie et le virus sont des sujets de préoccupation mondiale, une situation inédite. La recherche d’information, le télétravail, la mise en en place d’outils informatiques officiels peuvent être exploités à des fins malveillantes.

REVUE DE PRESSE du dimanche 10 mai
10 mai – UNODC – Trafic de drogues Monde #SupplyChain Iran Afghanistan Corée du sud Etats-Unis etc.
L’impact du Covid19 sur l’offre et la demande de drogues.
« The COVID-19 crisis is taking its toll on the global economy, public health and our way of life. The virus has now infected more than 3.6 million people worldwide, killed 250,000 and led Governments to take drastic measures to limit the spread of coronavirus disease 2019. Roughly half of the global population is living under mobility restrictions, international border crossings have been closed and economic activity has declined drastically, as many countries have opted for the closure of non- essential businesses.
Drug trafficking relies heavily on legal trade to camouflage its activities and on individuals being able to distribute drugs to consumers. The measures implemented by Governments to counter the COVID- 19 pandemic have thus inevitably affected all aspects of the illegal drug markets, from the production and trafficking of drugs to their consumption.
Lire la suite : rapport.

10 mai – UNODC – Le Figaro – Trafic d’oeuvres d’art
Avec le confinement, les trafiquants d’œuvres d’art semblent avoir trouvé le bon filon. Et les réseaux sociaux constituent un terrain idéal pour leur commerce illicite. Un constat établi par le projet Athar (Antiquities Trafficking and Heritage Anthropology Research), qui observe depuis quelque temps un regain d’activité de la vente d’objets volés sur Facebook. Les antiquités en provenance du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord sont particulièrement concernées par ce marché noir.

REVUE DE PRESSE du samedi 9 mai
9 maiCentre Presse – Trafic de drogues – shit résine de cannabis
Le coronavirus fait flamber le prix du cannabis à Châtellerault. C’est ce que raconte « Bicha », un jeune dealer châtelleraudais, pas très confiné, qui a accepté de témoigner sous couvert de l’anonymat.
A retenir :

+ Le confinement a perturbé le trafic de drogue mais cette économie illégale a su s’adapter.
+ La plaquette est passée de 300 à 600 euros, dit le dealer, on s’en met plein les poches.
+ Bicha dit se rendre chez son fournisseur afin de renflouer son stock de cannabis au risque d’enfreindre le confinement et de s’exposer au Covid19. « La marchandise, je vais la chercher en dehors du département et je ramène 5 à 10 kg en fonction des voyages. C’est un peu de chance et du travail (…). Juste que je fonctionne en fonction des horaires d’embauche et de débauche des douaniers. »

REVUE DE PRESSE du vendredi 8 mai
8 maiL’Union – Trafic marché sanitaire Masques Escroquerie France
Plus de 30 millions d’euros d’escroqueries interceptées par la police. « Les masques sont devenus un produit recherché, volé, recelé, vendu par escroquerie. Ces détournements sont inacceptables », a dénoncé le ministre de l’Intérieur français lors d’une conférence de presse. Et d’ajouter :
« 5,7 millions de masques commandés sur Internet ont fait l’objet d’une escroquerie ou d’une tentative d’escroquerie. »Ma précision :
Le trafic de masques n’en est qu’à ses débuts, de la production (illégale, contrefaite, légale détournée, volée) à la distribution au détail. Comme tout produit qui répond à un besoin fort, il va connaître trois phases : amorçage, développement, déclin. La perspective de nouvelles vagues de pandémie, l’absence de vaccin, les différences de prix sur le marché légal, de gratuit à payant, sont autant de paramètres qui incitent les trafiquants à miser sur les masques. Il est fort à parier que le masque devienne un « produit plus », offert par exemple par des dealers de drogues pour à la fois fidéliser et rassurer leurs clients. Les connexions des deux produits se font en effet sur les trois principales plateformes européennes que sont les Pays-Bas, l’Espagne et l’Italie.

REVUE DE PRESSE du jeudi 7 mai
7 mai20 Minutes – Vol de masques Braquage
Des masques destinés à des mairies d’Ile-de-France volés en Espagne.#CrimCovid19
La cargaison de 200.000 masques en tissu à une valeur de 400.000 euros.
Ma précision
:
Je l’ai depuis longtemps annoncé, c’est fait et déjà éprouvé.
Deux énigmes à résoudre : qui a donné le renseignement ? Quels sont les éventuels clients ou receleurs qui sont dans la boucle ?

REVUE DE PRESSE du mardi 5 mai
5 maiSciences et Avenir Trafic de pangolins Covid19
Pendant l’épidémie, le trafic de pangolins continue.
Bien que fortement suspecté d’avoir servi de vecteur au Covid-19 pour contaminer les humains, le pangolin continue de faire l’objet d’un trafic important en Afrique et en Asie, révèle l’ONG française Robin des bois.

REVUE DE PRESSE du samedi 2 mai
2 maiCrim’Halt – crime organisé et Covid19
Un balado ou podcast de 30 mn où j’interviens (vers 15′) pour donner quelques explications.
Crim’Sous Cric, c’est un podcast radio mensuel sur le crime organisé proposé par l’association Crim’HALT.

2 maiRadio France Bleu – Trafic masques Gel
Les masques et le gel hydroalcoolique sont devenus des denrées très prisées depuis le début de la crise sanitaire. 84 personnes ont été interpellées en région parisienne depuis la mi-mars.

REVUE DE PRESSE du vendredi 1 mai
1 maiThe Conversation – Tribune Des virus et des vertus de Laurent Jaffro, professeur de philosophie :
« Mais l’action, sans la connaissance, est aveugle et incapable d’affronter la réalité. Dans un univers où les menaces, les risques et l’incertitude liés aux activités humaines sont démultipliés et ont des effets sur de grandes échelles spatiales et temporelles, la recherche fondamentale sur la nature et sur la société doit être promue. La science ne se réduit pas à l’expertise sur des problèmes identifiés. Elle est une entreprise de longue haleine qui exige un soutien ample et stable. »

Une entrerprise de longue haleine qu’il faudra appliquer à l’étude de la criminalité environnementale notamment.

REVUE DE PRESSE du jeudi 30 avril
30 avril – Le Parisien – usage de stupéfiants Cannabis
Si 7 % des usagers quotidiens de cannabis ont cessé toute consommation depuis le début du confinement, contraints pour la plupart par une probable rupture d’approvisionnement, 35 % d’entre eux l’ont, au contraire, augmentée ! Une hausse révélée par les premiers résultats intermédiaires de l’étude en ligne nationale et anonyme Cannavid, destinée à sonder l’attitude des consommateurs réguliers durant la crise du coronavirus.

30 avril Balado ou podcast – Narcotrafic et Covid19
El narcotráfico se adapta a la pandemia, está en su naturaleza acomodarse a las circunstancias más adversas. Las dificultades que atraviesa la cadena de distribución global no parecen afectarlo tanto: hace unos días se detuvo un cargamento de cocaína de 4 toneladas en Bélgica y otro de casi 5 en Holanda. Mientras tanto, la mafia italiana y los cárteles mexicanos aprovechan la situación de crisis para jugar a la generosidad con la población empobrecida como consecuencia de la epidemia. « El Covid-19 nos permite ver la relevancia económica y social del tráfico de droga y el crimen organizado en nuestras sociedades. En México es más visible porque los problemas son más agudos, pero en Europa empezamos a despertar a esa realidad », nos comenta el experto francés Laurent Laniel.
Ma précision : Peu connu en France, Laurent Laniel est l’un des meilleurs spécialistes du narcotrafic. Je l’ai rencontré au milieu des fin années 1990, alors que je travaillais sur les cartels colombiens (cocaïne, héroïne), à l’Observatoire Géopolitique des Drogues, avant qu’il ne parte pour le Portugal rejoindre l’Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies. Respecto companero !

REVUE DE PRESSE du mercredi 29 avril
29 avril RTBF – trafic de stupéfiants Stratégie
La production mondiale de drogue ne s’est pas arrêtée avec la crise du Coronavirus et le confinement. Sa circulation, toutefois, est devenue plus difficile. Les organisations criminelles se montrent imaginatives pour maintenir leur activité.
A noter que la crise provoque au Pérou la chute du prix de la feuille de coca de 46 %, du chloridrate de cocaïne de de 25 % et de la pate base de 23 %.

REVUE DE PRESSE du 26 avril
26 avril Radio France Bleu – Trafic Masques France.
140.000 masques provenant des Pay-Bas saisis dans un pavillon en Seine-Saint-Denis. Deux individus interpellés. La plus grosse saisie depuis le début de la pandémie en France. Deux jours auparavant, des policiers avaient arrêté plusieurs commerciaux d’une entreprise de téléphonie du 93 qui revendaient des masques sous le manteau.

REVUE DE PRESSE du 25 avril
25 avril – M6Info – Covid19 et trafic de stupéfiants
Mon interview au sujet des stratégies des trafiquants face à la pandémie.

Ma Précision :
+ Le chômage partiel des revendeurs n’est pas la seule explication des tensions qui surviennent dans les banlieues. Il faut y ajouter l’écroulement de l’économie informelle, connexe ou annexe au trafic de drogues, la précarisation d’une large partie de la population qui, pour un quart à un tiers, vit sous le seuil de pauvreté et l’impatience d’une jeunesse n’ayant rien à perdre. Ces derniers jours, de longues files d’attente sont apparus aux guichets « colis alimentaire ».
+ Par ailleurs, c’est une évidence, nous vivons sur les stocks du monde d’avant. Que se passera-t-il demain, si nous ne sortons pas de la crise rapidement, soit d’ici fin 2021 ? Usines partiellement fermées, circulation des marchandises et des individus ralentie, c’est toute la chaine de la fabrication des produits légaux ou pas qui va être frappée de plein fouet par la pandémie. Et si demain les stocks s’effondrent ? En matière de drogues, c’est toute la chaine de fabrication des drogues de synthèse ou celles qui nécessitent des produits précurseurs (cocaïne, héroïne) qui se grippe. Il est donc fort à parier que le cannabis, une plante dont on peut fumer juste les têtes, va devenir la drogue des années à venir. Pour le plus grand profit des cultivateurs ? Pas certain. Estimé à environ 2 milliards d’euros en France, le cannabis pourrait être rapidement légalisé (le Liban vient de l’acter, cinquième producteur mondial) notamment dans le but de faire entrer grosso modo 70 % des 2 milliards dans les caisses de l’Etat.
+ Que se passera-t-il dans les cités si le cannabis est légalisé et si la crise économique touche durement les plus faibles ?
+ Enfin, si la baisse des revenus tirés des trafics perdure, les trafiquants, laissés pour compte, se tourneront sur les vols, à main armée ou pas, les kidnappings et autres « tirelires », les cybercrimes, ce qui renforcera la menace et le besoin de sécurité des personnes ciblées ou paralysées par la peur. A la surenchère médiatique, relayée par les informations du social média et les groupements (voir mon fil Twitter) qui en profiteront pour monter les uns contre les autres (fake news, trolls), s’ajoutera la délation audiovisuelle et téléphonique. Deux effets immédiats : un, l’imposition d’une surveillance électronique que la Chine s’empressera de vendre aux Etats ou collectivités « clients » ; deux, le vol des banques de données dont l’impact pourrait être considérable pour chacun d’entre-nous. Se réveiller un matin, découvrir que le compte en banque a été vidé… Vous y avez pensé ?

REVUE DE PRESSE du 23 avril
23 avril. defenseone.com Armes & Cie (article en anglais)
Le Pentagone exhorte le Mexique à rouvrir les usines fermées à cause du #Covid19 et qui fournissent l’indutrie de la défense américaine. De quoi mettre à mal le complexe militaro-indutriel américain ? Et la France est-elle confrontée à cette problématique de délocalisation ? Un rapport avec l’économie informelle ? Quelques mots-clés : migrants ; évasion fiscale ; rétro-commissions ; marché noir des armes, et le troc qui va avec…

23 avrilVIH.ORG – Covid19
Un numéro spécial Covid19 de Swaps sur la réduction des risques liées à la crise sanitaire la plus importante depuis un siècle.
A retenir :
– « Le coronavirus, venu de Chine, a pris toutes les sociétés de court. Sans doute la France plus que d’autres, plus que l’Allemagne si proche. Au lieu de rentrer par les centres de référence suréquipés, le Covid-19 n’a sonné à aucune porte comme attendu. On l’attendait à Roissy, à la descente des avions venus de Chine ou de Lombardie, il est apparu dans un lycée de Crépy-en-Valois. Diffusant ses formes bénignes ou réanimatoires par grappes de proximité, par «clusters». De façon aléatoire et anxiogène. Et à une vitesse folle. En France, alors que le Crépinois s’essayait au confinement imposé, le virus profitait d’un rassemblement évangéliste de Mulhouse pour essaimer jusqu’en Guyane et en Corse. Puis dans toute la France, territoires outre-marins inclus. Dévastant le Haut-Rhin mais épargnant le Grand-Ouest, sans explication à ce jour. Laminant les équipes médicales, les structures et le réseau sanitaire. »

REVUE DE PRESSE du 25 avril
25 avril M6 Mon ITW sur la chaine au sujet de l’adaptation des trafiquants à la pandémie #Covid19

REVUE DE PRESSE du 22 avril
22 avrilbladi.net – Shit Cannabis Maroc Europe
Saisie de 44 tonnes de résine de cannabis d’une valeur de 7,6 millions d’euros. Soit environ 175 euros le kilo. L’équivalent d’un mois de consommation en France, estimation personnelle et plus haute que celle du ministère de l’Intérieur français : 35 tonnes par mois. À ce stade, une remarque : les trafiquants ont échappé aux gendarmes…
Ma précision : je me méfie toujours des énormes saisies. Sans remettre en cause l’action des services judiciaires, l’enquête est en cours après que les trafiquants ont réussi à prendre la fuite, il est rare que ce type d’opérations se réalise sans un informateur qui, et ce fut le cas pendant longtemps en France, monte de toutes pièces une transaction. Ou que le produit saisi soit tout simplement frelaté, donc bon à jeter. Ce fut notamment le cas en Colombie dans les années 1990 où les opérateurs (antidrogue, guérilla, trafiquants) se mettaient autour de la table pour discuter du plan de com’ qu’ils pouvaient faire en montant de toutes pièces une opération antidrogue. Gros stock (frelaté) saisi devant les caméras, coupe à la machette de plantations de coca, arrestation d’une poignée de travailleurs aux poumons cramés par les produits précurseurs, bref, de quoi satisfaire à la marche en avant américaine de la « guerre à la drogue ». Et pendant ce temps…

22 avrilfranceinfo.fr – Trafic Espèces protégées Ivoire Chine Afrique VIDEO.
« La contrebande et le commerce de l’ivoire d’Afrique vers la Chine » impliquent le « crime organisé », selon l’ONG IFAW.

22 avril – blog-cannabis.com – Cannabis Liban
Le Parlement libanais a approuvé un projet de loi qui légalise la culture du cannabis au Liban à des fins médicales et industrielles, alors que l’économie durement touchée du pays est au bord de l’effondrement.
Une étude réalisée par la firme mondiale McKinsey en 2018 a recommandé cette décision comme un moyen de revitaliser l’économie libanaise. Un business légal qui pourrait générer jusqu’à 1 milliard de dollars de recettes par an.

REVUE DE PRESSE du 21 avril
21 avril apnews.com – Cartels Drogues (article en anglais)
« Cartels are scrambling » : Virus snarls global drug trade.
A retenir :
– « The quarantine of Wuhan and all the chaos there definitely affected the fentanyl trade, particularly between China and Mexico, » said Ben Westhoff, author of “Fentanyl, Inc.” The main reason China has been the main supplier is the main reason China is the supplier of everything — it does it so cheaply. There was really no cost incentive for the cartels to develop this themselves.

REVUE DE PRESSE du 20 avril
20 avril La Croix Infos générales
Le déconfinement a débuté en Allemagne, en Norvège, mais aussi en Nouvelle-Calédonie, premier territoire français à peu impacté par l’épidémie.
Dans le monde, la pandémie de Covid-19 a fait plus de 165.000 morts, dont 40.000 aux États-Unis.

20 avril Zdnet.fr Cybercriminalité Cyberattaques
Cybercriminalité : le nombre de rapports du FBI a quadruplé depuis le début de la pandémie.
D’après la directrice adjointe du FBI, les rapports sur la cybercriminalité au sein du bureau ont quadruplé depuis le début de l’épidémie, la plupart étant directement liés au Covid-19.
A retenir :
– « Pendant un bref moment d’espoir, nous avons cru que les cybercriminels étaient également des êtres humains, et que profiter de cette pandémie pour leur profit personnel serait ainsi hors de question. Malheureusement, ce n’est pas le cas », déplore Tonya Ugoretz. « Ils ont vraiment toute la gamme. Tout, de la création de domaines internet frauduleux […], nous avons vu des gens mettre en place des organisations caritatives liées au Covid frauduleuses, promettre la livraison de masques et d’autres équipements, puis délivrer des prêts frauduleux, des extorsions, etc. Donc, malheureusement, tout ce à quoi vous pouvez penser. Les cybercriminels sont très créatifs« , détaille la responsable adjointe du FBI.
– Des pirates informatiques étrangers ciblent la recherche sur le Covid-19 basée aux Etats-Unis.
Il y a deux semaines, le 4 avril, le Centre national américain de contre-espionnage et de sécurité avait publié un avertissement sur Twitter, sur le même sujet.
– les chaînes d’approvisionnement étant en plein bouleversement pendant le Covid19, de nombreuses organisations se tournent vers d’autres fournisseurs et vendeurs. Certains fournisseurs peuvent être peu sûrs ou compromis par des acteurs menaçants qui cherchent à accéder à vos données. Les adversaires utilisent de plus en plus des fournisseurs tiers comme vecteurs d’attaque.

20 avril VICE Cybercrimes
Une arnaque vend du « sang et de la salive de survivant au Covid19 » sur le darkweb, censés immuniser contre le virus et permettre de soigner d’autres personnes malades.
La pandémie est une opportunité en or pour les hackers, scammeurs et cybercriminels qui ciblent les gens vulnérables et effrayés.
Un groupe de hackers a créé une version pirate de la carte du coronavirus de Johns Hopkins, que beaucoup d’internautes consultent pour se tenir au courant du nombre de contaminés et de morts à travers le monde.

REVUE DE PRESSE du 19 avril
19 avril – Le Parisien – Troubles à l’ordre public France
Villeneuve-la-Garenne : tensions après un accident de moto impliquant des policiers
Les circonstances dans lesquelles un conducteur de moto, roulant trop vite, a été percuté par la porte d’un véhicule de policiers sont encore troubles.

Ma précision : j’ai déjà évoqué (voir ci-dessous, 27 mars) le risque d’incidents, voire de la propagation d’une révolte des quartiers dit sensibles (émeutes) liée en partie à la tension qui règne sur l’approvisionnement en produits stupéfiants (confinement, balistique). Rappel. Mis au « chômage partiel » début 2005, suite à l’arrestation de deux importants exportateurs marocains, des milliers de dealers étaient prêts à tout casser, non pas comme on le croit naïvement pour seulement combattre les forces de l’ordre, mais pour envoyer un signal fort à qui de droit : envoyez du matos ! Comme on dit, les feuilles mortes s’embrasent à la moindre étincelle.

19 avril La Croix Trafic d’espèces protégées Pangolin Covid19
Le très juteux trafic du pangolin.
Le Covid-19 a tristement rendu célèbre le pangolin, probable hôte intermédiaire du coronavirus entre la chauve-souris et l’homme. Ce petit mammifère, le plus trafiqué au monde, est menacé d’extinction.
A retenir :
– « Les arrestations sont très rares, le crime organisé, avec un pied en Asie et un pied en Afrique, ne cesse de prospérer », s’indigne Ofir Drori, fondateur au Cameroun du réseau Eagle de lutte contre la corruption et le trafic des espèces protégées dans neuf pays africains.
– En 2005, des Chinois chargés de sacs d’écailles ont été arrêtés à Yaoundé, au Cameroun. C’était le début du commerce illégal en Afrique. En quelques années, le trafic s’est emballé, les sacs d’écailles sont devenus des conteneurs de plusieurs tonnes encore plus profitables que l’ivoire.
– La Chine a beau annoncer l’interdiction de la consommation d’animaux sauvages – dont le pangolin, suspecté d’être l’hôte intermédiaire du virus entre la chauve-souris et l’homme –, elle n’a pas renoncé d’un seul coup au petit mammifère et à ses écailles en kératine. L’interdiction ne concerne que l’alimentation.
– Selon l’ONG Traffic, la contrebande a concerné quelque 900 000 pangolins en dix ans. Le commerce international des huit espèces de pangolin, considéré comme l’animal le plus trafiqué au monde, a été interdit en 2016 par la Convention sur le commerce international des espèces de flore et de faune sauvages menacées d’extinction (Cites).
– Dans les pays où se concentre le gros du trafic, comme le Cameroun ou le Nigeria, les pangolins sont massivement tués pour leurs écailles. « C’est du grand banditisme. Celui qui va ramasser des pangolins en forêt travaille pour un maire, un préfet, un gendarme ou une autorité religieuse, qui sont membres du syndicat criminel organisé. Avec ses revenus, il gagne non seulement de quoi manger mais il achète sa protection, ce qui est souvent encore plus précieux », explique Ofir Drori. La corruption à tous les niveaux, jusque dans les prétoires et les prisons, empêche de venir à bout de ces réseaux toujours plus puissants.
La Chine s’est engagée le 24 février, en pleine épidémie de Covid-19, dont l’origine animale est indiscutable, à interdire la consommation et le commerce des animaux sauvages. Mettre fin à une industrie officielle qui génère près de 100 milliards d’euros par an et fait vivre des millions de Chinois sera un défi majeur pour la crédibilité du pays. Et mettre fin au trafic gigantesque d’animaux domestiques (chats, chiens) et sauvages.

REVUE DE PRESSE du 18 avril
18 avril – The Hacker News – Piching Cybercriminalité
Google says during the last week it:
– detected more than 240 million #COVID19 related spam messages daily and,
– blocked over 18 million #coronavirus phishing + malware emails daily.

18 avril CyberCercle.com Cybercontrefaçon et pandémie sanitaire
une tribune de la magistrate Myriam QUEMENER à lire absolument.
Le volume du commerce international de contrefaçons atteindrait 460 milliards d’euros (chiffres 2016), soit 3,3 % du commerce mondial.

REVUE DE PRESSE du 17 avril
17 avrilEurope 1 – Escroquerie Masques
Coronavirus : tentative d’escroquerie contre le leader français des masques.
Deux Françaises ont été arrêtées en Israël. Elles sont soupçonnées d’avoir tenté de détourner des prises de commandes destinées à la PME Kolmi-Hopen où s’était rendu Emmanuel Macron le 31 mars 2020.
A Retenir :
– Dans le contexte de crise sanitaire #Covid19, cette affaire n’est pas la première en la matière. Ces dernières semaines, les malfaiteurs spécialistes de ce type d’escroquerie visant les grandes firmes ont recentré leurs attaques sur les entreprises du secteur médical, hôpitaux, Ehpad, pharmacies, selon les enquêteurs de l’OCRGDF, qui incitent à la plus grande prudence et recommandent avant de passer toute commande de s’assurer qu’il s’agit bien du vrai fournisseur en le rappelant avec les coordonnées habituelles.
– Selon la cheffe de l’OCRGDF, la commissaire Anne-Sophie Coulbois, « il ne faut pas utiliser les coordonnées qui sont données par l’escroc même si cela peut être compliqué en ce moment avec le travail à domicile. Il ne faut pas non plus se précipiter, même si la notion d’urgence est bien là, ne pas hésiter à en parler à un collègue pour échanger avec lui sur le caractère frauduleux ou non de la commande« . Enfin, la patronne de l’Ofiice français incite également les victimes à porter plainte et à contacter leur banque pour essayer de rapatrier les fonds.

17 avrilBladi.net Haschisch Maroc Espagne
Douze individus ont été arrêtés pour avoir tenté de faire passer deux tonnes de haschisch en provenance du Maroc, à Punta Umbría (Huelva). Un dispositif sécuritaire impressionnant a permis d’intercepter toute la cargaison de drogue.

17 avril Vih.org Drogues
Le trafic au temps du COVID-19 Vers une pénurie de drogues illicites en France ?

REVUE DE PRESSE du 16 avril

16 avrilLe Parisien – Covid19 Trafic de stupéfiants Géopolitique des drogues
Trafic de stupéfiants : le coronavirus fait « exploser les circuits courts »
Mon interview : Thierry Colombié, chercheur spécialiste du crime organisé, détaille les raisons du grand chambardement qui touche le trafic de drogue depuis le début du confinement.
« C’est aussi l’un des effets de cette pandémie : faire prendre conscience des enjeux souterrains révélés par cette crise mondiale ».

REVUE DE PRESSE du 15 avril
15 avrilOFDT – usage et trafic de drogues France
Dans le contexte de l’épidémie de COVID19 et du confinement mis en place le 17 mars 2020, le dispositif Tendances récentes et nouvelles drogues (TREND) se mobilise pour documenter les premières conséquences de la crise sanitaire actuelle. Un document de 15 pages à télécharger.

15 avrilLes Echos – Covid19 Trafic animaux sauvages
A l’origine du Covid-19, l’industrie du « goût sauvage » en Chine.
A retenir :
1. L’industrie « du goût sauvage » est une expression qui désigne, en Chine, l’élevage, la production, commercialisation et la vente sur les marchés et les restaurants d’espèces animales terrestres, volantes (oiseaux et insectes) et aquatiques, dont certains reptiles, à des particuliers et restaurateurs. Par exemple, le marché de Huanan à Wuhan, foyer supposé de l’épidémie de Covid19, propose plus d’une centaine d’espèces, et leur prix au détail (livre ou à l’unité) : écureuil, hérisson, anhingidae ou oiseau-serpent, vers à bois, civette, serpent…
2. La crise sanitaire actuelle a probablement pris racine dans une des zones grises ou informelles de l’économie chinoise, à cheval entre le licite et l’illicite, faute d’une stricte mise à jour de l’arsenal législatif et d’une capacité à l’appliquer uniformément sur le territoire. Les résistances locales y font fortes, car ce vieux commerce est très rentable et apprécié par les consommateurs. Le briser, c’est remettre en cause le pacte social tacite de l’enrichissement possible de tous, et d’un certain mode de vie. Cela va aussi à rebours de certaines croyances populaires, notamment en la vertu médicinale de certaines espèces animales et végétales, préconisées dans la médecine traditionnelle.

REVUE DE PRESSE du 12 avril

12 avrilLa Dépêche du Midi – Cybercriminalité Stupéfiants Tracking
Déconfinement : « Le tracing peut faire exploser la cybercriminalité »
Mon interview dans la page Toulouse : accès libre.
A retenir :
1. Le coronavirus révèle d’abord la très grande réactivité des acteurs de la criminalité face à une situation inédite : le confinement d’une grande partie de la population et la forte restriction des échanges commerciaux.
2. En matière de drogues, la pandémie pourrait entraîner une pénurie de produits stupéfiants en raison de la baisse des importations, le chômage « partiel » de dizaines de milliers de dealers, voire des troubles à l’ordre public – émeutes urbaines. Même si l’effondrement général de tous les actes de consommation pourrait jouer le rôle d’amortisseur à court et moyen terme : l’un des objectifs principaux d’un trafiquant est en effet de subvenir à un train de vie relativement élevé ou au-dessus de ses moyens.
3. Les troubles à l’ordre public pourrait faire tâche d’huile en France mais aussi en Italie, en Espagne ou au Maroc, principal pays producteur de cannabis et de transit de cocaïne. Pour abaisser les tensions sociales, un signal a été envoyé au Maroc, reçu 5 sur 5 : depuis le 6 avril, les chalutiers espagnols ont l’autorisation de pêcher dans les eaux territoriales du royaume.
4. Avant même le confinement en France, des PME de l’ombre se sont lancées à l’assaut du marché sanitaire : masques, gels, médicaments… Le trafic a explosé.
5. Quand aux cybercriminels, ils se frottent les mains : le télétravail est le terreau fertile et idéal pour réaliser des escroqueries.
6. Les services judiciaires se sont aussi adaptés, la main toutefois sur le frein à main : des opérations nationales et internationales ont été reportées sine dei, la chaine du renseignement pourrait se gripper rapidement.
7. La pandémie du Covid19 rappelle que le crime s’organise sur le fonds spéculatif de notre crédulité et sur sa capacité à contourner la répression. Elle fait prendre conscience des énormes enjeux souterrains qui sont révélés par la crise mondiale.

12 avril Mediapart – Trafic de médicaments
Le Covid-19, une opportunité pour les mafias
De nombreux sites illégaux de vente de faux médicaments ont été identifiés en France et à l’étranger. Des réseaux criminels mettent à profit la crise sanitaire pour promouvoir et vendre des matériels et médicaments dangereux.

12 avril Le Monde Mafia Lombardie
Tribune de Roberto Saviano dans le quotidien français : « La faiblesse, c’est de se croire invincible. »
L’écrivain italien analyse la crise sanitaire dans son pays, en particulier en Lombardie, région opulente mais principal foyer épidémique de la Péninsule, avec plus de 10 000 victimes du Covid19.

Ma précision : incroyable de conclure qu’il n’y a qu’un seule homme sur la planète qui soit en capacité de répondre aux questions liées aux mafias, à leur adaptation à la crise sanitaire mondiale. Tirez-en la conclusion que vous voulez, la mienne est une question : pourquoi ce ne sont pas des chercheurs, ni juges, ni partis, qui sont interrogés sur le phénomène ? Vous voulez une réponse ? Lisez ma tribune sur le site de Illicit Trade.
Quand à Saviano, il affirme : « La mafia existe depuis longtemps en France. »

REVUE DE PRESSE du 9 avril

9 avril – 20 Minutes – Environnement Trafics #coronavirus
Avant l’apparition de l’épidémie de coronavirus, des chercheurs de l’école vétérinaire de l’Université de Californie ont étudié 142 maladies virales transmises de l’animal à l’homme. Il en résulte que les activités humaines sont responsables des transferts de maladies.
A retenir :
1. Les chercheurs de l’école vétérinaire de l’Université de Californie ont étudié 142 cas de « zoonoses » virales (maladies transmises de l’animal à l’humain) répertoriées dans des études depuis 2013, qu’ils ont ensuite croisés avec les listes de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui classe notamment les espèces en danger.
2. Les rongeurs, primates et chauve-souris ont été identifiés comme hôtes de la majorité des virus transmis à l’Homme (75,8 %) et les animaux domestiques comme porteurs de 50 % des zoonoses identifiées.
3. Parmi les espèces sauvages menacées « celles dont les populations sont en baisse en raison de l’exploitation et de la perte d’habitat partagent plus de virus avec les humains » notent les chercheurs.
4. La modification des territoires par la déforestation, la conversion de terres pour l’agriculture, l’élevage ou la construction augmentent la fréquence et l’intensité des contacts entre l’humain et la faune sauvage, créant les conditions idéales pour des transferts viraux.
5. En 2016, l’agence des Nations Unies pour l’environnement avait souligné que quelque 60 % des maladies infectieuses chez l’Homme étaient d’origine animale, et 75 % des maladies émergentes. Elle avait estimé que ces dernières avaient eu un coût direct sur les deux dernières décennies de 100 milliards de dollars, qui pourrait être démultiplié si elles passaient au stade de pandémie humaine, comme l’a fait le nouveau coronavirus.
Voir la revue de presse du 31 mars.

REVUE DE PRESSE du 8 avril

8 avril – La Dépêche du Midi – Cybercriminalité Stupéfiants Géopolitique Trafic de médicaments
« Le crime organisé s’est adapté à la crise sanitaire »
Mon interview toutes éditions : accès abonnés.
A retenir :
1. J’ai créé une page « alerte » car il existe un manque cruel de prévention, de gestes barrières contre la criminalité – « Il y a eu un manque d’informations des risques liées à l’arrivée d’un virus. C’est pareil pour le nucléaire. Posez la question autour de vous : que devez-vous faire s’il y a demain un incident nucléaire ? Personne n’est capable de répondre dans la minute. Nous ne sommes pas préparés à ça. »
2. « Il y a des groupes criminels déjà en veille sur tout ce qui concerne la santé. Ils ont la capacité d’avoir du renseignement, de l’analyser et de proposer des produits. Ils font preuve d’agilité pour monter et défaire des sociétés. Ils achètent en gros et revendent au détail sur Internet. »
3. Le confinement impacte directement le trafic de drogues. « Les consommateurs avaient l’habitude de se déplacer sur des points connus de vente. C’est plus difficile aujourd’hui. Le premier réflexe des dealers, lui, a été de faire du stock en vue du confinement dans une période où l’offre de cannabis est affaiblie. »
4. Depuis cinq ou six mois, on tape sur les réseaux qui viennent du Maroc. Les polices françaises et espagnoles sont montées d’un cran dans la lutte contre le trafic de résine de cannabis. C’est en partie dû à la création de l’Ofast (l’office anti-stupéfiants).
5. »Grosso modo 60 % du cannabis passe par l’Espagne, 20 à 25 % par les Pays-Bas et la Belgique. Le reste est du direct Maroc-France. La porte sud aujourd’hui fermée, ils se tournent vers le nord où les traders néerlandais font traditionnellement du stock à cause des coffee-shops qui génèrent un flux régulier. Les grossistes vont vers ceux qui ont du stock. Ces derniers font monter les prix, ce qui est mal vécu par les consommateurs. »
6. « Pour pallier cette hausse, le cannabis va être coupé. Ils vont encore développer au maximum les cultures indoor ou s’approvisionner auprès de réseaux habituellement non connectés entre eux (urbain/rural). Ils vont aussi vendre plus de drogues de synthèse. »
7. « Enfin ils vont envisager le recours au trafic de médicaments, dont ceux luttant contre le Covid-19. Selon Europol, le trafic de médicaments est en effet dix fois plus rentable que le trafic d’héroïne. »

8 avril 12 H 45 Marianne Masques trafics Instagram
Les masques sont devenus une denrée précieuse en pleine pandémie de coronavirus. Et font l’objet de trafics, notamment sur les réseaux sociaux : la contrebande de protections a notamment explosé depuis début mars sur Instagram.
A retenir :
1. Une étude de la société d’analyse de données Ghost Data, publiée le 6 avril, montre qu’un peu plus de 10.000 comptes proposant des masques ont été recensés au 31 mars, à l’origine de près de 26.000 publications assorties de mots-clés comme « #ffp2 » ou « #surgicalmasks » (masques chirurgicaux en anglais).
2. Le nombre d’offres identifiées a décollé en quelques jours : 500 environ ont été diffusées le 11 mars, contre 1.500 le 18 mars, une semaine plus tard. Le document précise que près de 80 % des comptes proposant des masques sont localisés en Chine.
3. Les clients sont invités à contacter les vendeurs en privé, notamment via l’application Whatsapp (mentionnée sur près de la moitié des publications). Le règlement se fait ensuite le plus souvent par PayPal (50 % des annonces), avant que la commande soit acheminée par des services de livraison privés (DHL notamment). Vendre des masques sur Instagram permet de s’exonérer des contrôles présents sur des plateformes comme Amazon ou Ebay.

8 avril 12 H 45 La Dépêche du Midi Ma revue de presse à la Une
« Le crime organisé s’est adapté à la crise sanitaire »

8 avrilSud-Ouest Renseignement Cybercriminalité
Espionnage : les « Bureaux des légendes » du monde entier dans la tourmente.
Internet surchargé, services d’espionnage redimensionnés et menaces multiformes : le coronavirus bouleverse aussi le monde du renseignement.
Sa vigilance doit pourtant redoubler, car les gouvernements restent d’abord concentrés sur l’épidémie elle-même.

REVUE DE PRESSE du 7 avril

7 avril 15 h 22 lemonde.fr Trafic stupéfiants OFAST cocaïne cannabis
L’effet du confinement sur le trafic de drogue : fin des « mules » et des « go fast », cannabis bloqué en Espagne. Dans un document daté de la fin mars, intitulé « Note de situation sur l’impact du coronavirus sur la criminalité liée au trafic de stupéfiants », la police judiciaire décrit comment les organisations criminelles s’adaptent au confinement.
A retenir :
1. Malgré la crise sanitaire et les nombreuses mesures restrictives de déplacement, les organisations criminelles n’entendent pas abandonner le trafic et cherchent comment s’adapter aux nouvelles conditions imposées à leur commerce illégal qui leur permet, en temps normal, de fournir chaque mois en France et en moyenne 35 tonnes de cannabis, 2 tonnes de cocaïne, 850 kg d’héroïne ou encore 500 000 comprimés d’ecstasy.
2. L’arrêt des importations a interrompu l’arrivée de grandes quantités de stupéfiants qui sont actuellement en attente sur le territoire espagnol. Cas des mules et des « go fast » (transport de la marchandise par un convoi de voitures très rapides).
3. Le fret légal reste l’une des voies d’acheminement encore possibles.
4. La police judiciaire s’inquiète d’une possible augmentation de l’utilisation des ensembles routiers internationaux. L’office observe que les régions frontalières de l’Espagne et des Pays-Bas continuent à se fournir encore facilement.
5. Désorganisation de la vente locale des stupéfiants : baisse du commerce, hausse des prix. Exemple : à Lyon, le prix du haschich au semi-gros a progressé de 40 %, passant de 2 500 à 3 500 euros/kg ; la cocaïne au détail a bondi de 66 %, soit de 60 à 100 euros/gr.
4. Les tensions économiques pourraient entrainer un affrontement des groupes criminels (main basse sur les stocks ou les transports), donc des règlements de compte.
Voir Ma précision du 27 mars 2020.

7 avril 10 h 06 FranceInfo Carte SIM Tracking Trafic
« Tracking contre le coronavirus : l’application sera « plus efficace » si les gens ont « confiance dans la protection de leurs données ». Le gouvernement envisage le traçage numérique des malades du #Covid19 parmi les pistes pour sortir du confinement sans relancer l’épidémie de coronavirus, la présidente de la Cnil Marie-Laure Denis estime que l’application smartphone « sera d’autant plus téléchargée et donc d’autant plus efficace » que « les gens auront confiance dans la protection qui sera faite de leurs données ».
A retenir :
1. La collecte des données va devenir une cible prioritaire des hackers, on le rappelle, au service de clients qui déjà s’en frottent les mains. Si ce n’est un jeu, un pari, une compétition.
2. Le trafic de cartes SIM étrangères (à la France pour l’heure, aux autres bientôt) va exploser sauf à ce que les opérateurs soient contraints par décrets. Allez dire ça aux robots de l’intelligence artificielle.
3. Se dessine donc la création d’un carnet de santé numérique régional et/ou national et/ou continental (Union Européenne notamment) qui permettra de centraliser toutes les données liées aux déplacements, aux soins, etc. La nationalisation de l’industrie du patient n’étant pas à l’ordre du jour, il faudra suivre avec attention les fonds, dissimulés ou pas, des firmes trafiquantes qui vont se jeter sur les entreprises de biotechnologies et/ou d’intelligence artificielle à des fins de spéculation à la hausse ou à la baisse. Les marchés boursiers sont la cible des firmes depuis le début des années 1980, date de leurs fortes expansions, quand elles ne sont pas directement associés aux opérateurs du trading.

REVUE DE PRESSE du 6 avril
6 avril 2020 23 h 16 le360.ma Maroc Espagne Cannabis
« Accord de pêche: le retour des bateaux de pêche espagnols dans les eaux marocaines ». Le Maroc a donné son feu vert afin que les bateaux européens puissent revenir dans les pêcheries nationales, et ce malgré l’état d’alerte sanitaire décrété au Maroc.
A retenir :
Feu vert pour le retour des bateaux de pêche espagnols dans les eaux marocaines. Une mesure aussi très attendue par les traders du #cannabis et de la #cocaine face à la pénurie en Europe. Et par des millions d’usagers confinés. #CrimOrgCovid19

5 Avril
Ma précision : la mise au chômage partiel ou complet de milliers de petits trafiquants de drogues (et autres) va sans aucun doute les orienter vers d’autres schémas de délinquance. De nombreuses agressions ont été observées sur des personnes cibles, à savoir le personne soignant (vols de masques ou de médicaments, chantage/corruption, vol d’argent…).

REVUE DE PRESSE du 4 avril
Trafic de médicaments et chloroquine
+ Actu.fr : « #Covid19 : des gendarmes de Strasbourg ferment 70 sites de vente illégale de chloroquine. »
70 sites internet et blogs ont été fermés par la section de recherches de Strasbourg. L’antipaludique est considéré par certains comme un remède contre le coronavirus, notamment par le professeur Didier Raoult. Les nombreuses spéculations autour de la chloroquine ont créé une forte demande.
Conseil : consulter la page de GENDinfo, la lettre d’information de la gendarmerie.

Alcool et drogue
+ France 3 Nouvelle Aquitaine : « Les addictions face à l’épreuve du confinement. »
L’angoisse créée par le confinement entraîne une hausse de la consommation de drogues et d’alcool chez les personnes dépendantes. Les addictologues maintiennent leurs consultations, invitent tous les Français à la vigilance pour ne pas créer de dépendances là où il n’y en avait pas. Attention aux apéros virtuels !

Trafic de stupéfiants
+ Valeurs Actuelles : « Le coronavirus, coup dur pour le trafic de drogue » : où l’on apprend que le trafic est la victime du #Covid19. Rien de neuf au soleil (cf mois de mars).
+ France Bleu : « Saint-Nazaire : des coups de feu sur fond de trafic de stupéfiants »
A retenir :
Probablement un guet-apens qui n’est autre qu’un carottage – on récupère la marchandise, on sort le calibre, pas les billets. Vu la pénurie à venir, ce ne sera pas le dernier.
+ France 3 Alpes Côte d’Azur : « Douanes : saisie de 291 kg de cocaïne sur le port de Fos-sur-Mer » – Enquête menée par l’OFAST, ex OCRTIS, Office Français Anti STupéfiants.
A retenir :
La marchandise était cachée dans un conteneur de céréales. Sa valeur marchande (au détail) ? Environ 11 millions d’euros. En réalité, si le kilo a été acheté autour de 6.000 euros, soit le prix négocié à la source, la perte du trader n’est que de 1,74 millions. Le trader est-il assuré ? Bonne question. Pas d’assurances en général, cela peut néanmoins arrivé, mais le trader réalise un achat groupé pour des clients. Exemple ici : dix clients achètent 29 kilos.
+ Ouest-France : « Drogue : les trafiquants disent respecter les mesures pour lutter contre l’épidémie. »
Quel est l’impact du confinement sur les trafics de stupéfiants ? Comment les trafiquants adaptent leurs ventes ? Sont-ils toujours approvisionnés ? Quelles conséquences sanitaires pour les consommateurs ? Des experts répondent.
Ma Précision : j’ai répondu plus bas à ces questions – pensez à rechercher à l’aide de mots-clés.
+ + Le Parisien « Dans les quartiers nord de Marseille, les trafics reculent avec le confinement. » Moins de clients donc moins de trafic. Dans la cité phocéenne, malgré quelques entorses, le confinement est globalement respecté dans les quartiers Nord.

REVUE DE PRESSE du 4 avril
3 avril 11 h 15 Paris-Match France Monde Masques Corruption
Mallette de cash, intermédiaires véreux et saisies : la « course » aux masques a débuté. Pris au dépourvu par la pandémie, incapables de les produire eux-mêmes en nombre suffisant, les pays, notamment occidentaux, cherchent des milliards de masques.

3 avrilLe Point – Masques Vols Trafics Chine Europe
La guerre des masques – Cargaisons volées, masques défectueux… La contrebande de masques de protection bat son plein et tend les relations entre pays, même au sein de l’UE.

2 avril
Ma Précision : la police et la justice partiellement bloqués, un atout pour le crime organisé ?
A retenir :
1. Avant le confinement et la drastique restrictions de déplacements (produits, personnes), de nombreuses opérations nationales et internationales ont été reportées sine dei. Il en va de même pour les échanges d’informations et de renseignements, les acteurs de la chaine judiciaire ayant été en partie détachés à la gestion de la crise sanitaire et/ou à la surveillance des frontières.
2. Il faudra attendre plusieurs semaines après le déconfinement général, au regard de chaque pays, si ce n’est plusieurs mois, pour coordonner et organiser l’action nationale et internationale visant à démanteler les groupes criminels, firmes trafiquantes et multinationales du crime (cartels de la drogue ; trafics d’espèces protégées ; pédocriminalité ; migrants).
3. Le retard pris par la police et la justice sera un atout pour les acteurs de la criminalité ayant pris une longueur d’avance sur les secteurs florissants et très profitables de la santé, des matières premières et de la cybercriminalité.
4. Le crime prend appui sur la capitalisation des dysfonctionnements, les vulnérabilités de la gouvernance régionale et/ou internationale, le vaste et méconnu système de blanchiment d’argent et bien évidemment sur la corruption.
5. Il faut rappeler les deux règles fondamentales de la criminalité organisée : sans blanchiments, pas de trafics ; sans corruption, pas de crime organisé. Le pillage des stocks de médicaments utilisés pour endiguer la pandémie ne peut se réaliser sans renseignements (entrepôts, sécurité, etc.), lesquels sont obtenus sur la base d’une contrepartie : le corrompu peut être payé en cash, en nature (troc) ou être associé aux bénéfices de l’opération.

REVUE DE PRESSE 1er AVRIL 2020

1er Avril – L’Express – 18 h 21 – Arnaques au président
L’arnaque aux faux virements bancaires peut s’élever à plusieurs millions d’euros. La police alerte sur les nouvelles cibles de la criminalité organisée.
A retenir :
1. L’arnaque aux faux ordres de virements internationaux #FOVI ou « arnaque au président » est l’œuvre de groupes criminels qui sévissent depuis l’étranger. Elle fait des ravages dans les entreprises, petites et grandes, mais aussi des collectivités publiques. Notamment en cette période de télétravail.
2. La technique est rodée. L’escroc contacte sa cible en se faisant passer pour l’un de ses interlocuteurs habituels, un fournisseur par exemple. Il sollicite alors un virement bancaire sous prétexte d’une opération financière urgente et confidentielle. Il y a quelques mois, la police nationale française a estimé à plus de 720 millions d’euros le préjudice ainsi subi en cumulé depuis 2010.
3. Les arnaqueurs ciblent les institutions qui luttent contre le #Covid19 : hôpitaux, Ehpad, pharmacies, grossistes, collectivités… Ils profitent de la situation de sidération et du stress lié au confinement.
4. Le conseil : ne pas céder à la dite « urgence » proposée par mails et/ou par téléphones même si les circonstances peuvent y pousser. Rester calme. Croiser l’information avec des proches, des collègues, et si c’est le virement a été effectué, contacter la banque pour essayer de rapatrier les fonds avant de déposer plainte.

Ma précision : les arnaqueurs sont pour la plupart des individus ayant participé à la grande fraude à la TVA sur la taxe carbone (2008-2009). Des groupes qui « tapent » la TVA depuis le début des années 1960, préfèrent le stylo et le clavier au maniement du calibre. Je leur ai consacré un chapitre en 2015 dans le livre : Les Héritiers du Milieu.

1er AVRIL – 10 h 18 – L’EXPRESS – Guerre des masques
Après la saisie, à Lyon, de 4 millions de masques appartenant à une multinationale suédoise, le gouvernement du pays nordique est furieux.
A retenir :
1. Entre la Suède et la France, une « guerre des masques » a éclaté début mars, alors que les deux nations sont alliées sur le plan militaire et cosignataires d’un partenariat stratégique économique dont l’un des volets concerne… le secteur de la santé.
2. Le 5 mars, la France réquisitionne, à Lyon, 4 millions de masques appartenant à l’entreprise suédoise Mölnlycke, un géant du secteur médical spécialisé dans les produits jetables (masques, blouses pour bloc opératoires, etc.).
3. Produite en Chine, la marchandise est arrivée par cargo à Marseille avant d’être acheminée vers Lyon, où la multinationale scandinave de la famille Wallenberg possède une plate-forme logistique. 2 millions de masques doivent être réexpédiés vers l’Espagne et l’Italie, durement frappés par le coronavirus. « Au téléphone, nos interlocuteurs étaient en pleurs, ils avaient un besoin urgent de ces masques, c’était terrible », explique-t-on du côté de la firme suédoise.
4. Après deux semaines de bras de fer, le SGDSN (le ministère français de la guerre au #Covid19) libère 50% du stock à titre dérogatoire afin que l’Espagne et l’Italie reçoivent enfin leur marchandise.
5. Échaudée par cette mésaventure, la multinationale suédoise Mölnlycke décide, pour l’avenir, d’éviter Marseille et Lyon.
6. La « bataille des masques » ne s’arrête pas aux frontières de l’Union européenne. Au contraire, elle se joue sur un plan intercontinental. Et pourrait faire le jeu des mafias.

REVUE DE PRESSE 31 MARS 2020

31 Mars – 16 h 01 Sud-Ouest Faux démarchage
Des démarcheurs, profitant de la crise du coronavirus, se présentent à domicile pour des opérations de désinfection des logements. Attention à l’arnaque, prévient le patron de la section de recherches de la gendarmerie de Rennes.
A retenir :
1. Le scénario des démarcheurs escrocs ? Ils se présentent en combinaison, avec un masque de protection, des lunettes et un pulvérisateur. Sous couvert de travailler pour les services de l’État, ils proposent d’intervenir dans l’habitation. Et demandent aux occupants de sortir pendant qu’ils pulvérisent leur produit, tout simplement un peu d’eau de javel diluée. Pendant l’opération, ils peuvent tranquillement fouiller les pièces à la recherche d’argent, de bijoux.
2. Le mode opératoire est en train de se mettre en place. Les services de police appellent à la plus grande prudence.

31 Mars – 13 h 19 Libération Italie
Coronavirus : criminalité organisée et tensions sociales dans le sud de l’Italie. Pour tenter de calmer la situation, le président du Conseil, Giuseppe Conte, a annoncé samedi soir qu’un fonds d’urgence de 400 millions d’euros allait être débloqué.

A retenir :
1. Les autorités italiennes redoutent l’explosion d’une bombe sociale, notamment dans le Mezzogiorno (petits boulots, travail au noir, trafics) – environ 3,7 millions de personnes seraient concernées.
2. Des commerces d’alimentation ont été pris d’assaut par des individus ne voulant pas payer.
3. Note des services de renseignement : «Si la contagion au coronavirus devait se répandre dans le Sud, des sérieux problèmes d’ordre public pourraient se manifester.» Avec la crainte, au passage, que la criminalité organisée ne cherche à tirer profit d’une situation chaotique.
4. le président du Conseil, Giuseppe Conte, a annoncé qu’un fonds d’urgence de 400 millions d’euros allait être débloqué, notamment pour permettre la distribution de bons alimentaires à destination des plus démunis.
5. Le gouvernement réfléchit en tout cas à un «revenu d’urgence» étendu à tous les non-salariés (qui peuvent bénéficier du chômage partiel) d’un montant de 600 euros, voire plus.

Ma précision : savez-vous pourquoi il existe une hiérarchie au sein de la Mafia, italienne, italo-US ou autres ? Grâce à l’usure, aux prêts d’argent (cash ; virements bancaires). Le Loansherking est un prêt consenti par un mafieux, aussi appelé le « six pour cinq ». C’est ce système bancaire qui a crée la pyramide mafieuse et fait la fortune des « parrains », mais pas que. Comment ça marche ? A Chicago par exemple, le Boss prête un million de dollars à chacun de ses capitaines à 1 % d’intérêt par semaine. Les capitaines font de même aux soldats à 2 ou 2,5 %, et les soldats prêtent à (presque) n’importe qui à 5 %. Une seule règle : le prêt doit être remboursé dans les temps. C’est la loi du 6 pour 5 : pour 5 dollars empruntés, il y a un dollar d’intérêt. Vous pensez que ces généreux banquiers ne prêtent qu’aux flambeurs qui jouent leur vie au Poker ? Erreur. Et qu’en France, la loi du 6 pour 5 n’existe pas ? Autre erreur. Allez donc demandez à des artisans et commerçants, qui n’ont plus de ligne de crédit à la banque, comment ils font pour financer leurs chantiers et autres investissements indispensables pour tenir tête à la concurrence ou survivre tout simplement… Surtout par ce temps de pandémie #Covid19, de tassement de l’économie légale. Dans certains cas, c’est la loi du 7 pour 5 qui est appliquée, et gare à celui qui ne respecte pas le contrat…

31 Mars – 10h 16 BFMTV Chine Trafic d’animaux sauvages et protégés
Pangolin, chauve-souris, serpent : ce que l’on sait des animaux à l’origine du coronavirus. Le scénario le plus vraisemblable est décrit par le professeur Didier Sicard (France-Culture), spécialiste de médecine interne et du Laos. Et il ne mâche pas ses mots.
A retenir :
1. Les enquêtes policières ont découvert le lieu du crime : le marché aux animaux sauvages de Wuhan – Chine – où l’on vend et achète des serpents vivants, des chauves-souris mortes, des civettes (chats sauvages) ou des pangolins.
2. Dans les grottes de la forêt primaire à la frontière de la Chine et du Laos, les chauves-souris peuvent abriter jusqu’à 30 souches différentes de coronavirus. Elles meurent, s’écrasent au sol. Le cadavre est mangé par les vipères et par les fourmis, à leur tour dévorées par les pangolins.
3. La nuit, les chauves-souris se nourrissent de fruits sur lesquels elles urinent, aliments mangés par d’autres animaux, dont les civettes.
4. Sur le marché de Wuhan, on trouve côte à côte, des chauves-souris, des pangolins, des vipères et des civettes. Les animaux sont manipulés et dépecés, ils sont entourés par des nuages de tiques et de moustiques. Leurs urines se mélangent. Il suffit qu’un vendeur, blessé à la main,les touche, se frotte les yeux… Voilà comment aurait débuté la pandémie mondiale.
5. Le scénario est celui du film Contagion avec Jude Law et Marion Cotillard, réalisé par Steven Soderbergh en 2011 (cf. Film Traffic). L’origine de l’épidémie ? Une fiente de chauves-souris sur un marché chinois, un virus qui contamine la planète entière.
6. Le professeur Sicard regrette que l’on ne consacre pas plus de moyen a la recherche de l’origine de l’épidémie. Il estime que seulement 1 % des fonds sont consacrés aux origines, 99 % à la recherche d’un traitement et d’un vaccin.
7. Didier Sicard insiste sur un point : il faut lutter contre le trafic des animaux sauvages. Il faut le criminaliser, punir les trafiquants comme on punit les trafiquants de cocaïne. L’indifférence aux marchés d’animaux sauvages dans le monde est dramatique. On dit que ces marchés rapportent autant d’argent que le marché de la drogue. Au Mexique, il y a un tel trafic que les douaniers retrouvent même des pangolins dans des valises…
8. Le trafic de pangolin est particulièrement juteux en Asie et en Afrique. Le gros mammifère est censé soigner les rhumatismes, les troubles de la vue et l’irritabilité. Sa vente en Chine est théoriquement interdite depuis 2003, mais la loi n’est pas respectée.
9. #SRAS et #EBOLA : les chauves-souris étaient déjà à l’origine de l’épidémie de SRAS en 2003 et du virus Ebola en 2013. Des chercheurs chinois ont retrouvé il y a deux ans la grotte à l’origine du SRAS. Les chauves-souris qui s’y trouvaient étaient porteuses du virus qui a fait 800 morts dans le monde.
10. Pour Ebola, on a retrouvé en Guinée l’arbre dans lequel se trouvaient les chauves-souris mangeuses d’insectes. Le patient zéro de cette terrible épidémie était un enfant de 3 ans qui était monté jouer dans cette arbre.
11. Pratiquement toute les épidémies sont d’origine animale.
12. La grippe H1N1 de 2009 vient probablement d’un porc au Mexique.
13. Quant au SIDA, la plus terrible épidémie de ces dernières années, il vient pour sa souche principale de chimpanzés du sud-ouest du Cameroun. Le virus a été transmis à l’homme dans les années 1920, probablement au cours d’une chasse au singe. Puis il est resté discret pendant 50 ans, avant d’exploser à la fin des années 1970. A partir de Kinshasa la capitale du Zaïre, le sida est responsable de 36 millions de morts.
14. Enfin, Sicard dit : « Ce qui m’a frappé au Laos, où je vais souvent, c’est que la forêt primaire est en train de régresser parce que les Chinois y construisent des gares et des trains. Ces trains, qui traversent la jungle sans aucune précaution sanitaire, peuvent devenir le vecteur de maladies parasitaires ou virales et les transporter à travers la Chine, le Laos, la Thaïlande, la Malaisie et même Singapour. La route de la soie, que les chinois sont en train d’achever, deviendra peut-être aussi la route de propagation de graves maladies. »

REVUE DE PRESSE 30 MARS 2020

30 mars IRIS Mafias argent criminel
La chloroquine sera vendue par des criminels (tribune de Eric Vernier)
A retenir :
Les mafias sont en effet des organisations criminelles transnationales. Organisations, car elles fonctionnent comme des entreprises avec les mêmes outils de gestion, les mêmes stratégies, les mêmes problématiques parfois. Criminelles, car leurs activités sont avant tout… criminelles. Elles se complètent, cependant, de plus en plus par des affaires légales. Transnationales, car elles font fi des frontières et sont présentes sur la surface entière du globe, étendant leurs tentacules dans tous les recoins de la société.
L’argent criminel ne peut plus être dépensé directement, ces sommes représentant annuellement des montants faramineux, de l’ordre de 2.500 milliards de dollars dans le monde. Plus de 1 500 se retrouvent ainsi dans des participations au capital de grands groupes, dans des projets immobiliers, dans des créations d’entreprises ou encore, dans des fonds d’investissement.
Apprendre de la crise de 2008. Le directeur de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Antonio Maria Costa, affirmait dans un article de The Observer du 13 décembre 2009 que « l’argent de la drogue a sauvé les banques pendant la crise mondiale […], pas une seule banque internationale n’a été épargnée » par le phénomène. Des dizaines de milliards de dollars ont été investis dans des multinationales qui, pour certaines d’entre elles, accueilleraient des parrains mafieux ou leurs conseillers dans les conseils d’administration.
– Les mafias et le Coronavirus. La polémique de la chloroquine pourrait se solder par un déferlement du produit, aux normes ou contrefait, à des prix scandaleux. Car la pénurie de l’offre, pour diverses raisons que l’on connaît, légitimes ou non, se retrouve confrontée à une demande infinie. Et les États ne peuvent pas, quant à eux, ouvrir les vannes dans la seule finalité de lutter contre les trafics. Les mafias le savent : les États respectent les lois et les procédures !

30 marsParis Match – USA Mafia
Le coronavirus met la mafia new-yorkaise à l’arrêt. Il réalise ce que les autorités n’ont pas réussi à faire.
A retenir :
1. Depuis le début de la pandémie, les annulations en série des événements sportifs font perdre des millions de dollars aux Cinq Familles de New-York (Bonanno, Colombo, Genovese, Gambino et Lucchese), faute de pouvoir organiser des paris illégaux.
2. Baisse drastique des activités illégales : racket (établissements fermés), extorsions de fonds ou surfacturations (travaux publics et nettoyage notamment).
3. Risque de voir les mafieux se concentrer sur le trafic de drogues ( de synthèse).
4. L’Etat de New York, non confiné, compte à lui seul près de la moitié des cas officiellement déclarés aux États-Unis, soit 60.000 cas. Et 965 décès.

REVUE DE PRESSE DU 29 MARS 2020 et mes précisions

29 MarsLa Liberté – Suisse USA Italie
La mafia italienne est comme « le roseau qui plie mais ne rompt pas », elle s’adapte à la crise provoquée par la pandémie du Covid19. Le général des carabiniers Giuseppe Governale, patron de la Direction des enquêtes anti-mafia (DIA), ne se fait pas d’illusion.
A retenir :
La mafia italienne :
1. adopte un mode de survie – le roseau plie mais ne rompt pas – pour faire face à la baisse du chiffre d’affaires, mais regarde déjà avec attention le début du processus de reconstruction économique.
2. va donc chercher les failles du système lié à la reconstruction économique, à l’afflux massif d’argent qui va circuler dans le monde.
3. a toujours un coup d’avance, cf stratégies d’infiltration au sein de l’appareil politico-administratif. Le général précise : « nous avons nous aussi un plan ad hoc contre eux. »
4. va profiter du business pendant et après la pandémie. Roberto Saviano estime que « la pandémie est une situation idéale pour la mafia pour un motif simple : quand tu as faim, tu cherches du pain et tu ne regardes pas qui te le donne ; si tu as besoin d’un médicament, tu le payes sans regarder qui te le vend, tu le veux et point final. » (in La Repubblica)
5. va d’abord chercher l’expansion dans les secteurs où elle est traditionnellement présente comme le bâtiment ou la gestion des ordures, elle va financer de petits entrepreneurs privés d’oxygène financier qui auront alors les mains liées, enfin elle cherchera à s’infiltrer dans la réalisation des ouvrages et des infrastructures nécessaires financés par de très importants investissements publics.

Ma précision : Il ne faut pas se leurrer, l’ensemble des firmes trafiquantes, françaises incluses, vont profiter de leurs relations et/ou associations dans la sphère légale pour maximiser leur profit notamment dans les secteurs de la biotechnologie et de la santé – l’industrie du patient n’a pas échappé, ces 40 dernières années, aux coteries trafiquantes françaises (cf. guerre des cliniques à Marseille notamment). Ne jamais oublier que le mafieux a depuis longtemps rangé ses chaussures bicolores dans l’armoire, et qu’il porte, souvent avec aisance, le costume de l’homme d’affaires bon chic, bon genre, quand il ne porte pas celui de l’homme politique.

REVUE DE PRESSE DU 28 MARS 2020 et mes précisions

28 Mars – 16 h 03 – Euronews
Covid-19 : la cybercriminalité et les arnaques en hausse d’après Europol
A retenir :
1. Arnaques en ligne : achat de faux tests COVID19, corona-pulvérisateurs, packs anti-coronavirus.
2. Marché noir : masques de protection contrefaits, gels hydroalcooliques de mauvaise qualité, antiviraux non autorisés contre le coronavirus, médicaments..

28 Mars – 14 h 56 Article SUD-OUEST France

Trafic de masques et faux vaccins, escroqueries de personnes âgées, abus sur internet d’enfants confinés à la maison : en ces temps de pandémie, la criminalité s’adapte aussi vite que le virus se répand à travers l’Europe.
A retenir :
1. Le nombre de cambriolages ou de vols à la tire chutent en Espagne ou en Suède.
2. Tensions chez les dealers face à la pénurie qui vient.
3. Les fraudeurs adoptent des schémas de fraude bien connus pour capitaliser sur les angoisses et les craintes des citoyens européens.
4. Explosion de la Covid-cybercriminalité : phishing ; hameçonnage ; captures d’informations sensibles ou confidentielles contre rançons.
5. Trafics de masques, de solutions hydro-alcooliques ou de bonbonnes d’oxygène (Manchester)
6. Des cambrioleurs se font passer pour du personnel soignant ou des ambulanciers pour offrir des tests de détection du coronavirus. Ou pour des policiers en civils.
7. Augmentation de l’activité des pédophiles en ligne, notamment en Suède.
8. Montée en flèche de prêts à taux prohibitifs par les firmes trafiquantes à des entreprises ou des personnes abandonnées par les banques traditionnelles.

Ma précision : Le trafic de stupéfiants est un marché clandestin et prohibé qui répond à la loi de l’offre et de la demande, à la rareté et à la qualité du produit. L’impact de la pandémie mondiale du Covid19 en Europe occidentale sur le trafic de stupéfiants, dans une moindre mesure en Belgique et surtout aux Pays-Bas (transit et bases arrières des drogues) est de quatre ordres :

1 → Augmentation des prix due à :
a. Baisse de l’offre en raison de l’arrêt partiel des exportations de cannabis et de cocaïne depuis le Maroc, et de l’héroïne et du cannabis depuis l’Asie du sud-est.
b. Prime d’opportunité que s’offrent les dealers qui disposent de stock, arguant de l’arrêt brutal des livraisons et/ou de la pénurie à venir.

2 → A court terme, la pénurie de produits entraînera un une importante augmentation du prix, ce qui n’est pas un signal positif adressé à la clientèle ; comment les dealers vont-ils y remédier ?
c. En baissant la qualité du produit fini : la savonnette de cannabis est coupée avec plus d’excipients.
d. En développant au maximum les cultures indoor (en cours, cela fait suite à la récente contraction des flux tendus, cf importantes saisies) ou en s’approvisionnant auprès de réseaux habituellement non connectés entre eux (urbain/rural)
e. En vendant plus de drogues de synthèse, produites en Europe (indoor) ou importés d’Asie ou d’Amérique – Fentanyl. Des drogues plus faciles à cacher que le cannabis ou la coke qui pourraient accroitre l’ubérisation : circuits courts, direct producteur au consommateur.

3 → Des escroqueries ont déjà été mis en œuvre sur de grosses livraisons (sur une tonne, 750 kilos de shit, 250 kilos autre produit type terre battue) ; l’usager ne sera pas impacté ? Pas si sûr. La perte de revenus des maillons intermédiaires, on en compte de 1 à 4, jusqu’à 8, du cultivateur marocain au consommateur, pourrait entraîner des règlements de compte, du désordre général. Chacun sait combien l’ordre, quoi qu’en pense le profane ou qu’on veuille lui faire croire, est indispensable à bonne marche des affaires.

4 → Enfin le recours au trafic de médicaments, dont ceux luttant contre le Covid19. Selon Europol, le trafic de médicaments est dix fois plus rentable que le trafic d’héroïne. La France compte sur son territoire l’existence de groupes criminels organisés notamment d’Europe de l’Est et d’Europe du Nord qui maitrisent parfaitement le système. Notamment la diffusion de médicaments anti-cancer. Il est fort à parier qu’un marché clandestin de faux médicaments se développent sous le manteau, précisément l’hydroxychloroquine et/ou de l’azithromycine (duo associé pour lutter contre le Covid19 en France).

28 Mars – 12 h 44 Article RTBF Belgique
Europol, l’agence européenne de police, a publié un rapport vendredi sur les activités criminelles qui se développent en cette période de confinement et de crise sanitaire. Certaines activités ont largement diminué, c’est le cas du trafic de drogue devenu difficile avec la fermeture des frontières. Ou encore le nombre de cambriolages et de vols à la tire en nette diminution. Le confinement a du bon.
A retenir :
1. Le nombre de cyberattaques contre des organisations et des individus a augmenté de manière significative, avec la généralisation du télétravail. Conseil : ne jamais cliquer sur des liens venant d’expéditeurs inconnus : mails, SMS…
2. Europol a repéré un transfert de 6,6 millions d’euros vers une société de Singapour. Une commande pour acquérir du gel hydro-alcoolique et les fameux masques FFP2. Une commande qui n’a jamais été honorée… Europol s’attend à voir une explosion de ce genre d’arnaques.
3. Les contrefaçons se multiplient aussi vite que le virus se répand sur le globe. Les criminels proposent aussi de faux kits de tests contre le coronavirus. Entre le 3 et le 10 mars, plus de 34.000 masques chirurgicaux de contrefaçon ont été saisis au cours de l’opération Pangea coordonnée par Europol – 121 arrestations.
4. Les escrocs se déguisent en force de l’ordre ou en personnel médical pour accéder au domicile de personnes fragilisées ou âgées. Mode opératoire rapporté par Europol : la victime est prévenue qu’un membre de sa famille est infecté par le Covid-19 et hospitalisée, qu’il est urgent de procéder à un test et qu’un médecin va se rendre à son domicile. Le tour est joué.

28 Mars – 09 h 40 Article RTBF Belgique
Le coronavirus fait grimper le prix du cannabis.
A Retenir :
1. 15 grammes de shit pour 150 euros. Dans les jours à venir, le prix va augmenter. La résine de cannabis provient du Maroc et doit franchir plusieurs frontières pour arriver jusqu’en Belgique. La fermeture des frontières et les contrôles aux douanes vont rendre le trafic plus difficile.
2. Les consommateurs achètent de la drogue en grande quantité, comme il le fait pour le papier toilette.
3. Les commandes sur internet explosent : Snapchat, dark web, paiement par PC banking, livraison par colis postal ou par des WeedUber.
4. Les lieux de deal se déplacent. Au revoir les boîtes de nuit ou les parcs publics, bonjour parkings de grandes surfaces ou le trottoir devant une friterie. Là où dealers et usagers ont encore une raison de se trouver sans trop risquer un contrôle de police.
5. En Belgique, le cannabis est encore considéré comme un stupéfiant interdit. Toutefois, depuis le début des années 2000, une circulaire ministérielle prie le Ministère public d’accorder une « priorité minimale » aux poursuites des simples consommateurs. Pratiquement, être en possession de maximum trois grammes de cannabis ou faire pousser un plant à la maison débouche sur la rédaction d’un simple procès verbal, mais pas à des poursuites pénales.

28 Mars – 08 h 47 LaLibre.be Belgique

Coronavirus – Les trafiquants de drogue ne chôment pas, tablant sur une douane moins vigilante.
A retenir :
1. Selon les autorités belges, le trafic de drogue tourne à plein régime.
2. Une saisie record a été effectuée lors des derniers vols passager à l’aéroport de Zaventem. Laquelle s’ajoute à une récente saisie d’une tonne de cocaïne.
3. Les trafiquants de drogue misent sur le fait qu’il y a moins de contrôles dans les ports et aéroports.
4. Moins touchés par la pandémie, les traders des cartels sud-américains sont décidés à poursuivre leurs activités. Ils vont devoir trouver de nouvelles routes d’acheminement.

Ma précision : D’après Reuters, et des contacts sur place, les criminels brésiliens ont enregistré un message à destination de la population : « Quiconque sortira dans la rue pour se balader recevra une punition et servira d’exemple. Mieux vaut rester chez soi sans rien faire. Le message est passé. » Selon le média local Extra, les chefs de gangs ont pris cette décision car « personne ne prend cette crise au sérieux ». Le Brésil, pour rappel, est l’un des trois principaux pays exportateurs de cocaïne à destination de l’Europe, avec la Colombie et le Mexique. Les favelas, quartiers les plus pauvres et surpeuplés où vivent plus de 15 millions de Brésiliens, sont particulièrement exposés à la propagation du virus. Leurs habitants vivent dans la promiscuité, dans les logements parfois insalubres et sans accès à l’eau courante. Ils ne disposent pas des moyens financiers suffisants pour accéder aux services de santé, et sont par conséquent les plus vulnérables. En date du 26 mars, le Brésil comptait plus de 2.000 personnes covidisées et une soixantaine de morts.

REVUE DE PRESSE DU 27 MARS 2020 et mes précisions

27 mars 2020 – 16 h 08 – Boursorama, Agence Reuters
Le cannabis, victime collatérale du Covid-19.
Contrôles accrus et fermeture des frontières ne font pas bon ménage avec le trafic de cannabis. L’herbe illicite la plus fumée de France voit sa consommation fortement perturbée par l’épidémie de coronavirus, obligeant les trafiquants à se réinventer pour s’approvisionner en période de confinement.
A retenir :
1. A Orléans, et dans de nombreuses villes, le prix du shit a quasiment doublé.
2. Les déplacements de dealers en Belgique ou aux Pays-Bas sont stoppés (confinement, contrôle aux frontières).
3. Si le shit disparaît, l’herbe produite localement va être très recherchée.
4. A Marseille, les 100 grammes de cannabis sont passés de 280 à 500 euros en une semaine – source Syndicat Unité SGP Police. Le marché se tend à Bordeaux et à Rennes. La résine de cannabis commence aussi à se faire très rare en prison, où 20 grammes peuvent se vendre jusqu’à 500 euros.
5. En région parisienne, le prix du kilo de cannabis chez les semi-grossistes est passé de 2.000 à 3.500 euros depuis le début du confinement. On évoque un début de pénurie.
6. Le cannabis est de très loin le produit illicite le plus consommé en France, selon l’OFDT. On estime que 18 millions de Français chez les 11-75 ans en ont testé au moins une fois au cours de leur vie, et cinq millions sont des consommateurs annuels.
7. La drogue provient majoritairement du Maroc et transite par l’Espagne. Mais les deux pays ont fermé leurs frontières maritimes et terrestres lorsque les foyers de coronavirus européens se sont intensifiés, rendant plus difficile l’acheminement de marchandises.

Paper in English

Ma précision : les quatre routes du cannabis à destination de la France sont : les Pays-Bas/Belgique (3/5) ; l’Espagne (2/5) ; l’Italie et direct France (1/5). De nouvelles routes, comme celles de la Lybie/Égypte à destination de l’Italie/Albanie, vont s’ouvrir plus largement.

8. Sur le terrain, les dealers rivalisent d’ingéniosité pour vendre leur marchandise, donnant rendez-vous dans les supermarchés ou les tabacs, seuls commerces encore ouverts, ou bien en recrutant des « joggeurs » et des livreurs à vélo.
9. Les quelque 700 réseaux de drogues existants en France, qui emploient directement a minima 200.000 personnes (rapport OFDT) se tournent vers les Pays-Bas qui disposent d’un stock confortable de cannabis visant à fournir les coffee-shops. Les livraisons se poursuivent, cachées dans les marchandises encore autorisées à passer les frontières. Les réserves risquent de fondre comme neige au soleil si le confinement persiste.
10. La pénurie pourrait à terme entraîner des troubles à l’ordre public : déjà ancrés dans une stratégie de survie économique, les petits trafiquants vont se retrouver « au chômage ». Dans les prisons – où la consommation de cannabis avoisine les 35% selon l’OFDT – plusieurs mutineries ont déjà éclaté après la suspension des parloirs la semaine dernière. Et l’arrêt de l’approvisionnement en shit.

Ma précision : Avec la fermeture des parloirs, le robinet du shit s’est fermé. En y ajoutant l’angoisse crée par la pandémie, des mutineries ont éclaté. Pas de shit, c’est plus de stress, moins d’ordre et de paix sociale. Il faut se souvenir des émeutes urbaines qui ont éclaté fin 2005. Trois semaines de chaos dans les cités… suite à l’une des plus graves crises du shit. Après l’arrestation de deux importants exportateurs de cannabis marocains en 2004, la pénurie a frappé la France, et en premier lieu les milliers de petits trafiquants ayant profité du boom du début des années 2000. Chômage technique, stress, agitation… La mort de deux jeunes de Clichy-sous-Bois, dont la rumeur prétendait qu’ils avaient été abattus par la police, a mis le feu aux poudres. Si le confinement s’installe durablement, il est à craindre que les cités dites sensibles s’enflamment une nouvelle fois, faute de pouvoir produire des revenus, de maintenir l’ordre social. Sauf à ce que l’on ferme les yeux sur le ravitaillement des « fours » et l’ubérisation galopante qui met(tra) en relation dealers et usagers, confinés de force.
A noter enfin que l’impact de la baisse de l’offre en Europe va rapidement avoir un impact sur les quelque 800.000 personnes qui vivent directement de la culture du cannabis au Maroc. Le stockage massif entraînera à terme une chute des prix, donc un manque à gagner colossal pour les coopératives (récolte, fabrication de la résine, exportation). Les autorités marocaines supporteront-elles un nouveau trouble à l’ordre public causé par la colère des cultivateurs, qui s’ajoutera au mécontentement général (et ancien) ou fermeront-elles les yeux sur d’importantes expéditions de résine pour satisfaire les acteurs de la chaine du trafic ? S’il est apparemment difficile d’estimer le nombre de milliers d’hectares de cannabis, L’ONU a classé le royaume parmi l’un des deux premiers producteurs mondiaux de résine de cannabis, à côté de l’Afghanistan.

REVUE DE PRESSE du 26 MARS et mes précisions
26 mars 2020 20 h 29 Sciences et Vie France Chine
Pangolin : l’étau se resserre dans l’enquête sur l’origine du coronavirus
A retenir :
1. Les pangolins, petits fourmiliers à écailles inconnus du grand public, sont les mammifères les plus sujets au trafic d’animaux dans le monde, consommés pour leur viande ou utilisés en médecine chinoise : en raison d’un braconnage intensif, notamment en Afrique, ils courent à l’extinction.
2. Les pangolins sont la deuxième espèce réservoir des coronavirus dangereux pour l’homme ; fort probablement, ils en sont porteurs sans qu’ils aient nécessairement été mordus par des chauves-souris ;
3. Une autre hypothèse est avancée : « notre » coronavirus pourrait être issu d’une recombinaison génétique (naturelle) entre un virus de pangolin et un virus de chauve-souris.

Ma précision : Le commerce illicite d’espèces sauvages est évalué à 20 milliards de dollars par an (source : rapport PNUE-INTERPOL, The Rise of Environmental Crime). Les malfaiteurs exploitent la flore et la faune sauvages à toutes les étapes de la chaîne d’approvisionnement, du braconnage et du transport à la transformation et à la commercialisation. D’autres activités illicites sont souvent associées aux infractions visant les espèces sauvages, notamment le blanchiment d’argent, la corruption et la fraude documentaire.

26 mars – 17 h 57 – CNEWS
Les cyberattaques explosent sous prétexte du #Covid19.
« Le coronavirus devient le leurre le plus utilisé de tous les temps » alertent des chercheurs de la société Proofpoint.
A Retenir :
1. Lancement de campagnes de mails malveillants liées au #Covid19 utilisant la peur pour convaincre les victimes potentielles de cliquer. Les cybercriminels ont envoyé des vagues de mails allant d’une douzaine à plus de 200.000 à la fois.
2. Les leurres utilisés jouent sur l’épidémie et sont conçus pour amener les internautes à cliquer sur les liens proposés. La plupart des courriels tentent de voler les informations d’identification en utilisant de fausses pages d’accueil, comme Gmail ou Office 365, et demandent aux gens de saisir leur nom d’utilisateur et leur mot de passe.
3. Le nombre de faux sites monte en flèche – création de plus d’un millier de nouveaux sites par jour qui utilisent le nom de domaine Covid ou Corona.
4. Les cybercriminels visent aussi les hôpitaux et leurs banques de données (personnel, patients).

26 mars – l’Essor Savoyard
Coronavirus et confinement : 7 arnaques à éviter. L’épidémie de Coronavirus n’a pas découragé les arnaqueurs, bien au contraire. Il n’est pas inutile de lister les plus gros pièges à éviter.
A retenir :
1. Les faux contrôles d’attestations, 3 règles : ne payez jamais l’amende de 135 euros sur place ; les agents de police et de gendarmerie dressent systématiquement un procès-verbal papier ou électronique ; l’amende est envoyée par voie postale.
2. Les médicaments non autorisés. Des sites internet frauduleux cherchent à vendre des médicaments alléguant une efficacité contre le virus ou des médicaments destinés au traitement d’autres maladies (VIH ou paludisme) qui font l’objet de recherches dans le cadre de la lutte contre le virus – notamment chloroquine. Rappel : la vente n’est possible que sur prescription médicale et en pharmacie.
3. Les produits miracles ? Ils n’existent pas. Les propositions malveillantes fleurissent sur la Toile, mais ce ne sont que des mirages.
4. Les attestations de déplacement ne sont pas payantes. Certains sites internet proposent d’en fournir des toutes faites, à un prix parfois exorbitant. D’autres font même miroiter une attestation valable plusieurs jours. C’est faux. Les seules attestations valables sont les attestations officielles imprimées ou celles recopiées à la main sur papier libre. Dans l’un ou l’autre cas, elles doivent être datées du jour et porter la mention de l’heure de sortie.
5. Le paracétamol sur internet – L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a suspendu la vente sur internet de paracétamol et limite la vente en pharmacie à une boîte par personne pour garantir la disponibilité de ce médicament sûr et efficace en cas de douleur et/ou de fièvre. Par conséquent, toute annonce sur le web qui propose de vendre ce médicament est frauduleuse.
6. Les dépistages payants ? Aucune société ni individu n’a le droit, ni les compétences, de réaliser des tests de dépistage pour confirmer ou infirmer un diagnostic de coronavirus, encore moins de les faire payer. Seules les autorités sanitaires sont habilitées à effectuer ces dépistages, qui sont gratuits.
7. La décontamination « fumeuse ». Les services de l’État n’ont pas prévu de faire décontaminer les logements privés. Les démarcheurs qui vous proposeraient ce type de service cherchent surtout à s’introduire chez vous sous un prétexte fallacieux.

26 mars – The Conversation – Article en Anglais
How coronavirus is changing the market for illegal drugs. The illicit drug market in the UK turns over more than £10 billion tax-free a year. Unlike the wider economy, we have limited intelligence about how it operates. But like the wider economy, it is certainly not immune to the disruption being caused by the COVID-19 virus…

REVUE DE PRESSE 23 MARS 2020
23 mars – 06 h 38 – Korii.slate Mexique Chine USA
Le coronavirus perturbe les trafics de meth et de fentanyl. La connexion Chine-Mexique-États-Unis ne répond plus.
A retenir :
1. Le commerce mondial tournant au ralenti, les chaînes d’approvisionnement des cartels mexicains en composants permettant la production de drogues (méthamphétamine, fentanyl) sont fortement perturbées. En temps normal, les différents cartels du Mexique fabriquent localement les drogues de synthèse en achetant, auprès d’usines chinoises, les composés chimiques nécessaires.
En raison de la pandémie #Covid-19 les premiers maillons chinois de la chaîne ont dû faire face à une pénurie de main-d’œuvre, au blocage de leur activité et à un ralentissement des exportations mondiales. Conséquence : forte hausse des prix: selon VICE, le prix d’un demi-kilo de méthamphétamine a plus que triplé.
2. Les États-Unis devraient être rapidement touchés par cette envolée des prix, la majorité de la drogue consommée dans le pays provenant de son voisin mexicain. Les cartels contrôlent en effet les principales routes de ce trafic, notamment le long de la frontière sud-ouest des États-Unis, ce qui leur permet d’y faire entrer de l’héroïne, de la cocaïne, de la méthamphétamine et du fentanyl.
3. Le fentanyl est un opiacé synthétique cinquante fois plus puissant que l’héroïne. Une drogue qui cause le plus d’overdoses mortelles aux États-Unis, tandis que la méthamphétamine est dans le top 5. En 2018, le fentanyl et d’autres opiacés synthétiques ont fait près de 32.000 victimes.

REVUE DE PRESSE DU 22 MARS 2020 et ma précision
22 mars – La Repubblica – Mafias italiennes
La mafia del coronavirus. Dalla droga alla sanità, la pandemia aiuta l’economia criminale. Le emergenze sono un’opportunità di guadagno per molte imprese, non solo quelle illecite. Ma queste ultime ne hanno un doppio vantaggio: affari e silenzio.
Le journaliste Roberto Saviano précise : « La question n’est pas de savoir si les mafias sauront en profiter, mais comment. Les mafias ne respectent pas les frontières, elles n’ont pas peur de la suspension de Schengen, au contraire, elles bénéficient de la fermeture hermétique des frontières car elles ont les moyens d’aller n’importe où et de faire de la fermeture une opportunité. (…) Les profits et les intérêts criminels évoluent en même temps que l’épidémie : les connaître fait partie de la survie. »
Voir l’article Les Echos.

REVUE DE PRESSE DU 20 MARS 2020 et ma précision
20 mars – LCI – Alcool Contrebande
Insolite. En Pologne, près d’un demi-million de litres de vodka de contrebande et d’alcool pur produit illégalement pourront désormais être utilisés comme désinfectant dans la lutte contre le #Covid19.
Ma précision : la contrebande d’alcool est un sujet peu étudié par les sciences sociales, peu visible dans les médias. Quel sera l’impact du Covid19 sur la consommation légale et illégale d’alcool ? Vaste question qui pourra se poser lors des apéros virtuels qui, à coup sûr, vont se substituer aux pratiques habituelles (bars, restaurants, barbecue, etc.).

REVUE DE PRESSE DU 3 MARS 2020 et ma précision
3 Mars 2020GEO France Chine
Des anguilles en danger critique d’extinction découvertes dans les supermarchés de Hong Kong.
Au cours d’une enquête, des chercheurs ont constaté sur les étals de magasins de Hong Kong la présence d’anguilles européennes, une espèce en danger d’extinction normalement protégée. Leur étude remet en question l’efficacité des mesures contre le trafic de faune sauvage.
A retenir :
1. Plus de 30.000 espèces animales et végétales sont considérées comme menacées par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Plus de 6.000 sont qualifiées « en danger critique d’extinction » tandis que près de 900 sont considérées comme éteintes à l’état sauvage.
2. Menaces sur les espèces : braconnage, trafic…
3. L’anguille d’Europe ou Anguilla anguilla. Foisonnant dans les cours d’eau européens, ce poisson a connu un important déclin au cours des trente dernières années. Son commerce international a été étroitement régulé. Elle est inscrite à l’annexe II de la Convention – CITES.
4. Comme d’autres espèces à travers le monde, l’anguille souffre de sa grande popularité en Asie de l’est et en particulier au Japon. La région abrite sa propre espèce, l’anguille japonaise (Anguilla japonica), mais la surexploitation combinée à d’autres menaces a provoqué un déclin dramatique des populations, conduisant à se tourner aussi vers les espèces cousines dont A. anguilla.
5. Europol a estimé l’ampleur du trafic à plus de 300 millions d’anguilles chaque année (2018). Les nombres observés à Hong Kong sont très alarmants et reflètent les immenses quantités d’anguilles européennes qui sont exploitées en Asie.
6. Un kilogramme d’anguilles contient jusqu’à 3.500 individus et se vend jusqu’à 5.500 euros. Un potentiel financier qui n’a pas manqué d’attirer l’attention des réseaux criminels internationaux.
7. Cette nouvelle étude constitue un signal d’alarme supplémentaire contre le trafic de faune sauvage déjà pointé du doigt avec l’épidémie de coronavirus Covid19.
8. La Chine a annoncé une interdiction totale du commerce et de la consommation de faune sauvage jusqu’à ce que l’épidémie prenne fin. Objectif : prévenir la propagation du pathogène en bloquant les sources potentielles d’infection et de transmission.

Ma précision : L’hypothèse d’une transmission du virus entre l’animal et l’homme est privilégiée. En cause notamment, le lien mis en évidence entre les premiers cas recensés et le marché de Wuhan où sont vendus aussi bien des poissons et des fruits de mer que des espèces sauvages vivantes telles que des chiens, des poulets ou des civettes. « Si ces marchés persistent, et que la consommation humaine de faune sauvage illégale ou non régulée persiste, alors le public va continuer à s’exposer à des risques importants liés à l’émergence de nouveaux virus, potentiellement plus meurtriers et source de propagation pandémique future », a affirmé à Associated Press, le Dr. Christian Walzer de l’ONG Wildlife Conservation Society basée aux États-Unis. Bien qu’une loi de protection de la faune sauvage ait été adoptée en 1988 en Chine, la liste des espèces sauvages protégées n’aurait pas été mise à jour depuis trois décennies. Et le gouvernement est régulièrement critiqué pour son manque d’actions en la matière. Selon Interpol, le commerce illégal de faune sauvage représenterait environ 18 milliards d’euros par an : il se classe quatrième, derrière le trafic de drogues, d’êtres humains et la contrefaçon.

Stratégies des firmes trafiquantes :
l’exemple du marché des masques à l’épreuve du bigbang #Covid19

Ma Précision : En France, depuis la célèbre French Connection (1935 – 1985), les trafiquants ont installé des cellules de veille au sein même de l’appareil d’État, de l’Union Européenne et diverses institutions (FMI, Banque mondiale, etc.) à la fois pour mettre la main sur des informations confidentielles (les concernant, concernant leurs adversaires, au sujet des secteurs à investir…) et faire preuve d’anticipation et de réaction sur divers marchés.
A noter que les informations sont disponibles, en grande partie, sur le Net.
Suivez ma démonstration :

1. En 2005, un rapport parlementaire alerte sur les risques épidémiques présents et à venir qui obligent l’État français à s’organiser en conséquence, pour anticiper le pire, selon le célèbre adage : « gouverner c’est prévoir ».
Voir l’article de The Conversation qui retrace la chronologie de 2005 à nos jours.
A retenir :
+ Le rapport sur le risque épidémique – Sénat, 2005. Il est rappelé que les maladies respiratoires aiguës tuent plus de 3 millions de personnes par an, qu’elles évoluent constamment, nous obligeant à vivre dans un univers où on aura toujours un vaccin de retard, surtout avec le SRAS.
Il n’en faut pas plus pour mettre la puce à l’oreille des firmes trafiquantes, un pied dans le privé, l’autre notamment dans le trafic de médicaments, pour qu’elles identifient les besoins élémentaires ((équipements de protection, matériel médical, etc.).
+ L’épidémie H1N1 est un point de bascule.
+ Le SRAS est perçu comme une martingale sans la fabrication de vaccin. Une étude scientifique démontre que le port de masques à Hongkong, pendant l’épidémie de SRAS en 2003, a entraîné une diminution significative du nombre d’affections respiratoires.

2. Le 29 janvier 2019, le directeur du National Intelligence Service, Dan Coats, avertit dans son bilan sur les menaces dans le monde :
« Nous estimons que les États-Unis et le monde resteront vulnérables à la prochaine pandémie de grippe ou à une épidémie à grande échelle d’une maladie contagieuse qui pourrait entraîner des taux massifs de décès et d’invalidité, affecter gravement l’économie mondiale, mettre à rude épreuve les ressources internationales. »

3. Fin janvier 2020, la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, se montre rassurante et précise que la France ne pourra pas se trouver en situation de pénurie de masques en cas d’épidémie de #Covid19.
→ Signal fort perçu par les firmes trafiquantes pour jauger de leurs capacités à acheter ou détourner des stocks, produire des masques à bas prix, à les écouler et à les vendre sur des sites internet et/ou des revendeurs, pharmaciens compris.

4. 7 février 2020 : en plein épidémie du coronavirus, l’organisation mondiale de la santé annonce une pénurie mondiale d’équipement de protection.

5. Début mars 2020 : Il suffit de lire cette page pour anticiper, pas besoin d’avoir des infos confidentielles ou de première main.
La réaction de l’UE face au #COVID19 s’articule autour de quatre priorités :
– limiter la propagation du virus
– assurer la fourniture de matériel médical
– promouvoir la recherche sur des traitements et des vaccins
– soutenir les emplois, les entreprises et l’économie.

Le champ des possibles devient colossal pour les firmes : il ne s’agit plus de gérer les stocks et/ou la production des masques, légaux ou contrefaits, mais de se concentrer sur les lignes budgétaires qui vont être affectées, à coup de milliards d’euros ou de dollars, vers le privé ou le public pour sauver l’économie mondiale.
Il faut juste retenir ce constat : en 2017, le montant des fraudes au détriment du budget de l’UE détectées s’élevait à 390,7 millions d’euros, soit 0,29 % de l’ensemble des paiements effectués sur le budget de l’UE. Ses statistiques sur les fraudes détectées sont incomplètes et les fraudes non détectées ne sont pas estimées. Un puits noir dont il est apparemment impossible de sonder le fond.

6. Le 4 mars 2020, le président français Emmanuel Macron annonce la réquisition de tous les stocks de masques ainsi que la production de masques de protection.
→ Signal fort perçu par les firmes trafiquantes pour :
– jouer les intermédiaires « au cul » des avions cargos, des conteneurs et camions ;
– acheter et refourguer des stocks ;
– se porter garant des transactions entre les représentants des gouvernements ou des sociétés et les fournisseurs de masques ;
– Valises de cash à prévoir, réseaux de renseignements (services secrets) et de corruption à activer ou à trouver ;
– acheter en masse les matières premières nécessaires à la fabrication des masques, spéculer sur les prix ;
– Veille sur d’éventuels embargos interdisant l’exportation de matériel médical : préparation de stock en vue de contourner l’embargo pour alimenter le marché noir.

La suite ? Il suffit de tendre l’oreille, d’ouvrir grands les yeux sur le social media, les chaines TV et les journaux.
Vous voilà désormais un peu plus affranchi à des stratégies dont vous êtes la principale cible.

Ma sélection : lire, voir, écouter.

1 – Podcast #OrganizedCrime
by Global Initiative Against Transnational Organized Crime @GI_TOC
The impact: Coronavirus and Organized Crime
For the next 12 weeks, this special edition weekly podcast will look at how the ongoing Coronavirus is impacting organized crime around the world – and how the illicit economy may affect our ability to respond to the virus.
Episode 1 – A Pandemic and Organized Crime

2 – Série de 3 films documentaire sur ARTE (mars-avril 2020)
Histoire du trafic de drogue.

3– Site de l’OFDT Tout ou presque sur les drogues.

4. Cannabis : comment reprendre le contrôle ? Les notes du conseil d’analyse économique (juin 2019)
Le Conseil d’analyse économique, qui dépend du Premier ministre, recommande la légalisation du cannabis.
Dans son rapport, le conseil estime que la légalisation du cannabis permettrait de rapporter jusqu’à 2,8 milliards de dollars de recettes fiscales par an.

5. Dirty Money, une série de 6 films documentaires diffusés sur Netflix.
Voir surtout le 4 : HSBC et le blanchiment des cartels Mexicains.

6 : Tous mes livres à télécharger ou à commander sur Amazon